Béni Mellal-Khénifra : l’aquaculture continentale pour contrer la pauvreté

La production piscicole sera portée de 750 à 3 000 tonnes d’ici 2020.
Les actions engagées permettent aussi de maintenir la biodiversité aquacole.

Dans le cadre du plan décennal 2015-2024, le Haut commissariat aux eaux et forêts et à la lutte contre la désertification (HCEFLCD) a organisé, le 13 juillet à Bin El Ouidane, en collaboration avec la coopération allemande, un atelier national dédié au développement de l’aquaculture continentale. Thème retenu : «Aquaculture et pêche responsables et durables à l’épreuve des changements climatiques dans les zones rurales et de montagne». Labellisé COP22, cet événement a permis au HCEFLCD de présenter son modèle pour le développement de l’aquaculture continentale au profit des coopératives locales. Dans ce cadre, deux coopératives ont reçu du matériel dédié : 20 cages d’aquaculture, 15 tonnes d’aliments de poissons et deux véhicules frigorifiques. De plus, 200 000 alevins de carpes ont été déversés au niveau de la retenue du barrage Bin El Ouidane dans le cadre du repeuplement.
Une production de 50 000 tonnes de poissons visée en 2024
Ces initiatives font partie du programme de développement de la pêche et l’aquaculture continentale au niveau de la région Béni Mellal-Khénifra dont la finalité est de lutter contre la pauvreté, soutenir la productivité piscicole et maintenir la biodiversité aquacole.
Les responsables espèrent augmenter la production piscicole de 750 tonnes à 3 000 tonnes à l’horizon 2020 dans la région. La commercialisation devrait rapporter 45 MDH à la population locale. Quelque 1 200 emplois sont attendus de ce projet, sans compter les activités parallèles liées à la fabrication de barques, confection de filets et de cages, vente des captures…
L’objectif du HCEFLCD est de porter la production piscicole de 15 000 tonnes actuellement à 50 000 tonnes en 2024. Pour ce faire, le nombre d’alevins déversés dans le parcours de pêche doit passer de 14 millions à 30 millions. En définitive, l’activité de la pêche et de l’aquaculture permettrait de créer 15 000 emplois supplémentaires nM.A.B.