Beau succès pour le Salon de l’aviculture

150 entreprises originaires de 15 pays participent à la présente édition.
Les opérateurs locaux déplorent la multiplicité des impôts qui étouffent l’activité.

S’il est un peu tôt pour évaluer l’impact de la 7e édition du Salon de l’Aviculture, on peut d’ores et déjà, entre autres constats, enregistrer que l’événement a attiré deux nouveaux pays participants : l’Egypte et la Turquie qui se sont ajoutés aux dix autres représentés dans les éditions précédentes. Il s’agit de l’Allemagne, l’Algérie, la Belgique, l’Espagne, les USA, la France, l’Italie, les Pays-Bas, la Tunisie et le Liban. Au total, ce sont quelque 150 entreprises qui ont jugé opportun de figurer parmi les exposants sur les 6 500 m2, prêtés par l’ISCAE pour l’occasion, du 29 juin au 1er juillet 2004. En fait, la manifestation s’est voulue, dès le départ, un espace pour professionnels et un moment privilégié pour ces derniers de s’informer, qui sur les dernières nouveautés, qui sur les outils de travail, qui sur les méthodes de gestion et d’optimisation de l’élevage ou encore pour rencontrer des opérateurs et, bien entendu, nouer des contacts ou faire des affaires sur place.
Autre signe de la dimension professionnelle de cette manifestation, la participation de magazines spécialisés marocains et français, notamment. «Ce salon, explique un responsable à la Fédération interprofessionnelle du secteur avicole (Fisa), doit son succès à un travail de promotion que nous avons mené à travers les liens que nous tissons durant les rencontres internationales du genre mais aussi à travers des actions ponctuelles menées spécifiquement pour la promotion du salon».
Les crédits de mise à niveau très attendus
Si les professionnels mettent en sourdine leurs récriminations et les problèmes du secteur le temps d’un salon, il n’en demeure pas moins qu’ils ont commencé à faire du lobbying pour se faire entendre aussi bien de l’exécutif que du côté des deux Chambres du Parlement. En fait, selon leur fédération, les opérateurs ont des revendications quant à la taxation des intrants qui, estiment-ils, les dessert doublement. En effet, elle obère leurs marges, les empêche d’être compétitifs sur le marché intérieur et freine leurs ambitions d’aller à la conquête d’autres marchés. «Nous ne demandons pas mieux que de vendre du poulet à 7 DH, mais cela ne sera envisageable que par la disparition des droits de douane sur le maïs ou le tourteau», explique un professionnel.
S’il est vrai que le secteur vient d’obtenir une réduction de 50 % des droits de douane sur le maïs, il ne doit cette mesure ponctuelle qu’à la flambée des prix du transport à l’international. Pour Chaouki Jerrari, directeur de la Fisa, la profession est en attente de plusieurs gestes qui vont pérenniser le développement du secteur et donner de la visibilité aux investisseurs. Il s’agit, notamment, des décrets d’application de la loi sanitaire. Voilà bientôt deux années que ce texte a été adopté sans qu’il soit fait obligation, au moins à la production destinée à la restauration collective, de passer par le seul biais des abattoirs agréés. On sait que c’est au seul mode de cuisson marocain que nous devons d’éviter des intoxications certaines que nous vaudraient les méthodes non soumises aux règles d’hygiène pratiquées dans les tueries traditionnelles.
La Fisa fait valoir, par ailleurs, le droit des entreprises qu’elle représente aux crédits de mise à niveau. Tout comme elle conteste la taxe d’édilité à laquelle sont assujettis les élevages de volaille alors qu’ils sont implantés en milieu rural et ne bénéficient d’aucun service communal

La Fisa conteste la taxe d’édilité à laquelle sont assujettis les élevages de volaille alors qu’ils sont implantés en milieu rural et ne bénéficient d’aucun service communal.