Bank Al-Maghrib prévoit un taux d’inflation autour de 2.2% cette année

Légère amélioration des indicateurs en 2013.

La lutte contre l’inflation est un des soucis majeurs de la Banque centrale. Et pour l’année en cours, le gouverneur Abdellatif Jouahri est rassuré. «Compte tenu de la conjoncture internationale actuelle, il n’y a pas de facteur externe susceptible d’avoir un impact significatif sur le niveau des prix au Maroc». C’est ce qu’il a affirmé lors d’une conférence de presse tenue à l’occasion de la réunion trimestrielle du Conseil de la banque, le 26 mars à Rabat. Cette réunion a porté sur l’évolution récente de la situation économique, monétaire et financière du pays, ainsi que sur les prévisions pour les mois à venir.

Ainsi, l’inflation devrait se situer autour de 2,2% en 2013 (contre 1,3% en 2012) et de 1,6% au deuxième trimestre 2014. Entre décembre et janvier, les prix avaient augmenté de 2,6% et de 2,2% au mois de février. Cette évolution est due essentiellement à l’augmentation de 10% en moyenne des prix des produits alimentaires volatils. L’inflation sous-jacente est quant à elle contenue à moins de 1%. Selon le gouverneur, la croissance est estimée à 2,6% au cours du quatrième trimestre 2012 et à moins de 3% pour l’ensemble de l’année 2012.

Le crédit devrait reprendre légèrement

Elle devrait se situer entre 4 et 5% en 2013 du fait des bonnes prévisions de production du secteur agricole.
L’année en cours s’annonce également moins stressante pour le Trésor. De 7,6% en 2012, le déficit budgétaire devrait être ramené aux environs de 5,5%. Au niveau des comptes extérieurs, les données les plus récentes font ressortir une atténuation de 17,5% du déficit commercial, à 27,5 milliards de DH à fin février, suite à la baisse des importations (-10,8%) plus importante que celle des exportations (-3%). Les recettes voyages ont quant à elles augmenté de 2%, tandis que les transferts des MRE ont reculé de 2,9%. Les rentrées au titre des investissements directs étrangers ont, pour leur part, atteint 10,2 milliards de DH, contre 5,3 milliards une année auparavant. A fin février, les avoirs extérieurs nets de Bank Al-Maghrib représentaient environ 4 mois d’importation de biens et services.

Par ailleurs, les crédits bancaires poursuivent leur ralentissement avec une progression annuelle qui s’est établie à 3,2% en janvier 2013, contre 5,2% au quatrième trimestre 2012 et 6,9% en moyenne durant l’année écoulée. Au titre de l’année 2013, la progression du crédit devrait enregistrer une légère reprise et se situer dans une fourchette de 5 à 6%.

Compte tenu de l’ensemble de ces éléments, le Conseil de Bank Al-Maghrib a décidé de maintenir le taux directeur inchangé à 3%, et ce, en raison du «contexte caractérisé par une balance des risques équilibrée».