Balance commerciale : 74 milliards de DH de déficit à  fin octobre

Phosphates, fils et cà¢bles électriques et composants électroniques ont tiré les exportations vers le bas.
Bien qu’en recul, les recettes des services ont permis d’amortir le choc.
Tranferts MRE, investissements étrangers et avoirs extérieurs toujours en repli.

C ’est certainement une des années les plus difficiles depuis longtemps qu’est en train de vivre le Maroc au niveau de ses échanges extérieurs. Au terme des 10 premiers mois de l’année, la plupart des indicateurs continuent d’évoluer dans le rouge. A fin octobre, le solde de la balance des biens et services a certes été amélioré par rapport à l’égale période de 2008 -le déficit est ramené de 80,3 milliards de DH à 74,2 milliards-, mais le taux de couverture des importations par les exportations a chuté de 3,7 points, à 70,2%. Cette évolution résulte, d’après les statistiques de l’Office des changes, d’une baisse des importations et des exportations de biens de 23,4 et 32,4%, à 261 et 93,8 milliards de DH tandis que, dans le même temps, les importations de services ont grimpé de 7,3%, à 45,3 milliards et les exportations se sont contractées de 9%, à 80,5 milliards.
La forte baisse des exportations de biens découle dans une grande mesure de celle des expéditions d’acide phosphorique et de phosphates dont les valeurs sont passées de 22,1 milliards de DH et 16,3 milliards à 6,9 milliards et 4,6 milliards, soit une baisse respective de 69 et 71,8%. Les fils et câbles pour l’électricité (47%) de même que les composants électroniques (-28,3%) ont également concouru à la baisse des recettes globales.

Le textile résiste
En revanche, les exportations de produits textiles sont beaucoup moins catastrophiques qu’en début d’année. La valeur des vêtements confectionnés n’a fléchi que de 1,9%, à 15,6 milliards de DH et celle des articles de bonneterie de 0,7%, à 5,5 milliards. Parmi les autres baisses significatives, celle des agrumes dont les recettes sont tombées de 2,3 milliards de DH à 1,43 milliard.
Avec une hausse de 9,4%, à 2,05 milliards de DH, la chaussure est l’un des rares produits à s’être bien vendu à l’étranger au même titre que la tomate fraîche qui a rapporté des recettes en hausse de 8,5%, à 1,43 milliard de DH.
Pour le reste, les transferts MRE ont baissé de 8,1%, à 42 milliards de DH, et les investissements et prêts privés étrangers de 33%, à 19,5 milliards. Les conséquences de la crise internationale apparaissent clairement sur ce compte qui témoigne de la vitalité des investisseurs étrangers ou de l’attrait du pays même s’il faut rappeler ici que la tendance s’est légèrement améliorée. Les transferts des MRE affichaient, en effet, des baisses de l’ordre de 13 à 14% aux mois de mai et juin.
Quant aux avoirs extérieurs nets, ils sont passés de 196,4 MDH à 189,5 millions, soit un recul de 3,5%.