Baisse du prix des médicaments : une économie de 180 MDH sur le budget de l’AMO

Le poids du médicament passe de 33 à  29% dans les dépenses totales du régime. Cette baisse des charges servira à  allonger la liste des médicaments remboursables.

La baisse du prix des médicaments, devant entrer en vigueur à partir du 9 juin, se traduira par un allègement du budget médicaments de l’Assurance maladie obligatoire (AMO). Selon une étude d’impact réalisée par l’Agence nationale de l’assurance maladie (ANAM), la part du médicament dans les dépenses globales passera de 33% à 29%. «Cela se traduira par un gain de 180 MDH sur un budget médicaments de 1,7 milliard de DH», déclare Jilali Hazim, DG de l’ANAM.

La baisse du prix aura une deuxième retombée de taille: «Elle impose une extension de la liste des médicaments remboursables car la majorité des produits dont le prix a substantiellement diminué, entre 50 et 88%, ne figure malheureusement pas sur cette liste», souligne le régulateur de la couverture médicale de base.

Par conséquent, la commission de transparence créée en janvier dernier par le conseil d’administration de l’ANAM et qui est chargée de l’évaluation du service médical rendu, s’est réunie, mercredi 16 avril, pour discuter de l’extension de la liste qui comprend actuellement 3 235 médicaments remboursables. La commission d’évaluation économique et financière, dont la première rencontre se tiendra le 29 avril, aura cependant son mot à dire. Une décision finale est attendue au début du mois de juin.

Les négociations pour la révision de la TNR débuteront en mai

Ce n’est pas l’unique chantier ouvert par l’agence. Elle doit également lancer, début mai, les négociations pour la révision de la tarification nationale de référence (TNR) qui sont suspendues depuis 2010. Les discussions concerneront aussi bien les prestataires de soins privés et publics que les prestataires privés à but non lucratif (les mutuelles, l’hôpital Cheikh Zaid et les fondations).

L’agence entamera ce nouveau round pour le renouvellement des conventions par une réunion avec les généralistes. Ce chantier doit s’étaler sur six mois conformément à la loi 65-00 et aboutir à la signature de conventions avec les différents prestataires.

L’ANAM compte aussi arrêter des mesures d’accompagnement pour introduire une plus grande transparence dans la gestion de l’AMO. Elles portent essentiellement sur le renforcement du contrôle médical, la mise en place de sanctions pour le non-respect de la tarification et enfin la normalisation relative au conventionnement, aux feuilles de soins et l’affichage des tarifs. Si le calendrier de travail est respecté, la nouvelle tarification nationale de référence sera finalisée en novembre prochain.