Bab Rizq Jameel : plus de 18 000 bénéficiaires depuis le démarrage en mars 2011

Présente à  Casablanca et Mohammédia, l’association envisage de couvrir les régions de Doukkala-Abda, Marrakech-Tensift, Souss-Massa-Drà¢a et Tanger-Tétouan. La priorité est donnée aux jeunes et au rural.

Du sang neuf dans la microfinance marocaine. Même si sa présence au Maroc remonte à 2010, Bab Rizq Jameel était jusque-là restée discrète. On en sait désormais un peu plus sur cette 13e association du secteur au Maroc, issue d’une ONG saoudienne du même nom. Basée à Jeddah et disposant de 36 succursales, notamment en Egypte, Syrie et Turquie, Bab Rizq Jameel a fait du financement et de l’encouragement de l’emploi et auto-emploi des jeunes sa spécialité. L’ONG revendique avoir contribué à créer 345 000 emplois entre 2003 et 2012. Au Maroc, elle a obtenu le statut d’association à but non lucratif en 2010 puis l’autorisation du ministère de l’économie et des finances de distribuer du microcrédit en mars 2011. Depuis, elle est membre à part entière de la Fédération nationale des associations de microcrédit (FNAM).

Des produits inédits sont promis

Pour assurer son développement, elle peut compter sur les compétences de son nouveau DG, Mohamed Asri, qui assurait, il y a quelques semaines encore, la direction de l’Observatoire de la microfinance au sein du Centre Mohammed VI de soutien à la microfinance solidaire. Sa tâche sera de faire de Bab Rizq Jameel un acteur qui compte dans un secteur qui se relève à peine d’une crise et dans
lequel tout reste encore à faire. L’association compte à ce jour 6 agences, dont 5 sont situées à Casablanca (Moulay Ismaïl, Lissasfa, Sidi Bernoussi et 2 au bd Mohammed V) et une à Mohammédia. Depuis ses débuts dans le pays, elle a servi plus de 18 000 bénéficiaires pour un encours global de 18 MDH. Le portefeuille actuel compte 8 000 clients.

«Nous sommes en train de préparer un plan de développement pour 2015. Nous envisageons de couvrir l’ensemble du territoire national. Les régions les moins servies par le secteur de la microfinance seront privilégiées», confie Mohamed Asri qui indique que Doukkala-Abda, Marrakech-Tensift, Souss-Massa-Drâa et Tanger-Tétouan sont prioritaires.

L’idée est d’ouvrir des agences centrales au niveau des régions qui, elles-mêmes, selon leur développement et les besoins des populations, ouvriront de nouvelles agences ou antennes.
L’association propose pour l’instant les mêmes produits connus dans le secteur, à savoir les prêts individuels et solidaires, avec toutefois des sous-catégories pour chaque produit. Elle réfléchit cependant à des produits inédits. «En tant qu’association, nous ne raisonnons pas en termes de part de marché.

Nous mettons en évidence notre mission et nos objectifs sociaux en premier lieu, qui sont de servir les populations en situation précaire en créant des activités génératrices de revenus», précise M. Asri. «Nous venons en complément de l’offre existante en ciblant particulièrement les jeunes et le rural. Nous souhaitons couvrir le besoin qui n’est pas actuellement couvert», conclut le nouveau DG.