Bà¢tir un système de trésorerie : mode d’emploi

Bien gérée, la fonction trésorerie peut constituer une importante source de revenus ou d’économies.

Il y a un peu plus de dix ans, la gestion de la trésorerie se résumait, pour l’essentiel des entreprises, à faire en sorte que les comptes soient suffisamment alimentés pour faire face aux charges d’exploitation. Avec l’évolution du marché financier marquée par la diversification des produits de placement et de financement, la fonction a véritablement changé, et est devenue une source importante de revenus pour l’entreprise, à condition que la multitude d’informations dont disposent les intervenants soit bien gérée. Cela, les nouvelles technologies le permettent. Mais, s’il est utile de s’équiper, il est aussi essentiel de suivre les mutations pour maintenir ou améliorer les performances. C’est ainsi qu’en collaboration avec l’AFTE (Association française des trésoriers d’entreprises) et l’AMTE (Association marocaine des trésoriers d’entreprises) que le cabinet Akce Finance a organisé vendredi 26 novembre une journée d’étude consacrée au pilotage stratégique et à la gestion des risques.

Le coup d’un système dépend des besoins de chaque entreprise
Pour Gauthier Vasseur, consultant en systèmes d’informations financiers, il n’y a pas de critères de taille ou de chiffre d’affaires pour investir dans un système. Mais, souligne-t-il, un tel investissement ne déroge pas aux règles classiques, c’est-à-dire qu’il doit permettre d’augmenter la productivité, de travailler mieux et d’affronter les évolutions de l’environnement. En clair, il s’agit juste de mesurer le rapport coût/avantage. Aujourd’hui, des solutions fiables et accessibles couvrant l’ensemble des problématiques métiers existent. Le coût dépend des besoins de chaque entreprise. Cependant, explique Catherine Bouvier, directeur de la Trésorerie et des Financements groupe SNPE, «plus que la simple acquisition de ces outils, c’est leur intégration qui apporte plus de valeur ajoutée à l’entreprise». De manière générale, ces deux experts soulignent qu’il est recommandé de consacrer 10 % du budget à l’outil et 90 % à des points comme l’installation, le paramétrage, la mise en ligne de réseaux.
Le fonctionnement ne peut être efficace que si le projet d’implémentation a été bien ficelé. Du cadrage de la mission à la mise en place d’un système en passant par le choix du produit, Mohamed El Hajjouji, administrateur délégué d’Akce finance, a mis en relief les différentes étapes qu’il faut négocier. C’est d’ailleurs la voie suivie par la RAM qui est en train de mettre en place un nouveau système de gestion de trésorerie.
Reste que la réussite d’un changement est aussi dépendant des hommes. Autrement dit, il est essentiel de les impliquer en les accompagnant de sorte à surmonter d’éventuelles résistances