Avec «Initiatives emploi», l’Etat entend insérer 200 000 chômeurs en trois ans

Un budget d’un milliard de DH pour le soutien à  la création d’emplois.

C’est ce vendredi 23 septembre, à l’issue de deux journées de discussions, que l’on en saura un peu plus sur le contenu de la politique de l’emploi que devra mettre en œuvre le gouvernement pour les prochaines années. A propos des mesures attendues, on sait déjà qu’elles portent globalement sur l’amélioration des programmes existants ou qui ont été testés par le passé sans faire de miracles. La nouveauté, c’est que cette fois-ci l’affaire est prise plus au sérieux. Pour preuve, la préparation de ces journées baptisées «Initiatives emploi» a nécessité plus de 6 mois et, surtout, beaucoup d’idées adoptées sont la résultante d’une longue concertation avec les milieux d’affaires, les syndicats et tous les concernés au premier chef.
Selon des sources proches du dossier, on indique que la démarche consiste à mettre sur pied une politique à long terme de dynamisation du marché de l’emploi avec des objectifs quantitatifs précis à court terme. Concrètement, il est prévu de créer 200 000 emplois sur une période de 3 ans. Un budget de plus d’un milliard est prévu pour soutenir les différentes actions.

Des commissions trancheront sur les mesures incitatives
Sont ciblés en priorité les jeunes et les diplômés qui bénéficieront des programmes d’appui à l’insertion dans le monde de l’entreprise, que ce soit par recrutement direct ou par création de sa propre entreprise aussi petite soit-elle.
Pour l’insertion, l’implication dans le projet des cabinets privés d’intermédiation semble de bon augure, de même que les mesures d’incitation fiscale (sorte de prime au recrutement) en faveur des entreprises. On parle à cet égard d’une révision des tranches d’imposition de l’IGR (Impôt général sur le revenu), et particulièrement du relèvement du plafond d’exonération pour la première tranche. Sur cette mesure, précisément, des propositions auraient été faites par des partenaires pour que ce plafond soit porté à 10 000 DH. Mais rien n’est tranché, car la décision émanera des recommandations de la commission qui débattra d’une telle mesure.
Pour la création d’entreprise et l’auto-emploi, on s’attend à ce que le travail privilégie cette fois la formation qualifiante et l’accompagnement au même titre que l’accès au financement. Car, tout compte fait, les expériences passées ont montré que ce sont la mise en œuvre des mesures et leur suivi qui ont fait défaut.