Autoroutes : Casa-El Jadida en novembre et Casa-Marrakech en décembre 2006

ADM veut porter la cadence de construction à 160 km par an

Une enveloppe de 4 milliards
de DH sera investie chaque année.

Bonne nouvelle pour les automobilistes. A compter de novembre prochain, ils pourront faire le voyage Casa-El Jadida en passant par l’autoroute. En d’autres termes, la construction des 28 km restants (Tnine Chtouka – El Jadida) sera totalement achevée d’ici-là.

Cette nouvelle en cache une autre, de taille : l’autoroute Casablanca- Marrakech sera entièrement opérationnelle en décembre 2006. A fin décembre 2005, les travaux de tous les tronçons programmés avaient bien avancé (taux de réalisation compris entre 22 et 34 %), à l’exception d’Oum Rbiaa-Skhour Rhamna qui en était à 2,5 % seulement.

ADM (Autoroutes du Maroc) annonce en outre que l’ensemble de l’autoroute Marrakech – Agadir, d’une longueur de 230 km et dont certaines sections sont déjà adjugées, sera ouvert à la circulation en décembre 2009, pratiquement au même moment que Fès – Taza. Pour Taza – Oujda, il faudra patienter jusqu’à la mi-2010.

82 km ont été mis en service en 2005
A noter qu’en 2005, 82 km d’autoroute ont été totalement réalisés et mis en service. Il s’agit du tronçon Had Soualem – Tnine Chtouka (35 km), d’Asilah – Tanger (30 km) et de la voie de contournement de Settat, d’un linéaire de 17 km, ouverte depuis le 1er novembre.

Pour densifier le réseau le plus rapidement possible, ADM s’est décidée à passer d’une cadence de réalisation de 100 km/an à 160 km dès l’année en cours, avec un investissement de l’ordre de 4 milliards de DH par an.

Rien qu’en 2005, il a été procédé au lancement des appels d’offres concernant 113 km, dont le tronçon de l’autoroute Tanger – Port Oued Rmel (Tanger-Med) et Ksar Sghir – Port Oued Rmel, et de plusieurs tronçons sur la partie concernant Marrakech – Agadir. Plusieurs autres projets sont en cours d’études. En plus de ces chantiers, ADM annonce que l’élargissement à trois voies de l’autoroute Casablanca – Rabat est au stade d’avant-projet.

Outre les ressources propres d’ADM, tous ces projets sont financés par emprunt auprès d’institutions financières internationales comme le Fades (Fonds arabe de développement économique et social), la BID (Banque islamique de développement), la BEI (Banque européenne d’investissement) et le FKDEA (Fonds koweitien pour le développement économique arabe).