Atlas Hospitality accélère le rythme des ouvertures d’hôtels

De nouvelles acquisitions et constructions en cours de réalisation.
Toutes les grandes destinations du pays seront dotées d’un établissement 4 ou 5 étoiles.

Comment une chaîne hôtelière comme Atlas Hospitality, qui comptait deux unités en 2003, est-elle devenue le deuxième hôtelier du pays en capacité d’hébergement et en chiffres d’affaires ? «Nous nous sommes inscrits dans une logique de développement accéléré pour nous positionner sur les trois segments (3, 4 et 5 étoiles) de l’hébergement hôtelier et aujourd’hui nous comptons 11 établissements dont quatre 5 étoiles, quatre 4 étoiles et trois 3 étoiles», explique Kamal Bensouda, DG du groupe.

Ces ouvertures se sont faites au rythme moyen de 2,5 unités par an. Et la cadence est maintenue puisque après l’ouverture en septembre 2007 du Royal Atlas, un 5 étoiles, à Agadir, celle de l’Atlas Essaouira & Spa devait avoir lieu le 26 juin pour coincider avec le Festival Gnaouas. A la mi-juillet, ce sera au tour du 5 étoiles d’Oujda, l’Atlas Terminus. Cette ville en avait bien besoin car à l’exception de l’autre établissement 4 étoiles appartenant à Atlas Hospitality et d’un Ibis, il n’y a presque pas d’hôtel digne de ce nom.

Ainsi, Atlas Hospitality est aujourd’hui présent dans les principales villes touristiques (Casablanca, Agadir, Marrakech et Essaouira) et compte acquérir ou construire de nouveaux établissements à Rabat, Meknès et Nador. Le groupe a également décidé de bâtir un 5 étoiles Resort à Tamesloht, dans la région de Marrakech, de même qu’un duo 4 et 5 étoiles à Casablanca, adossé à un centre de conférence. Il faut aussi ajouter un 3 étoiles à Agadir, un 4 étoiles à Marrakech Targa et un luxueux 5 étoiles à Fès. Ces hôtels devraient ouvrir en 2009 et 2010. La capacité sera ainsi portée à 5 000 lits gérés par 1 800 collaborateurs.

30% du chiffre d’affaires sont réalisés avec la clientèle nationale
«La politique de croissance du groupe est basée sur deux démarches, soit la construction d’unités nouvelles quand les prix du foncier sont intéressants soit l’acquisition et la rénovation d’unités existantes, notamment sur les créneaux des 4 et 5 étoiles», poursuit M. Bensouda. De la même manière, il explique que l’on ne «peut pas construire un hôtel n’importe où, car c’est un secteur d’opportunités, particulièrement pour les 4 et 5 étoiles dont le coût peut aller de 160 à 300 MDH.

Il s’agit de choisir des sites exceptionnels pour permettre aux clients de s’immerger au cœur des destinations». Le groupe ne néglige pas la clientèle nationale, particuliers et entreprises, qui lui assure aujourd’hui 30% de ses revenus. Une telle diversification permet aussi d’amortir le choc en cas de perturbations au niveau international. Le business-plan prévoit, entre 2008 et 2011, un nouveau palier de croissance avec une progression annuelle du chiffre d’affaires de 25%, contre 20% depuis trois ans, ce qui devrait permettre au groupe d’atteindre le milliard de DH dans moins de 4 ans .