Atlantic Free Zone : les industriels peuvent écouler jusqu’à  30% de leur production sur le marché local

La circulation du dirham est autorisée dans la zone offshore. Huit entreprises y sont déjà  installées et 11 500 emplois déjà  créés.

Avec la livraison de la dernière zone franche en date, Atlantic Free Zone, située à Kénitra, le concept de zone industrielle offshore a connu plusieurs innovations. En effet, l’interdiction de la circulation du dirham a été assouplie mais aussi la vente d’une partie de leur production sur le pays qui est, désormais, chose acquise. Mouhcine Sammar, directeur en charge de ce pôle à MedZ, explique : «Concrètement, aujourd’hui, les industriels installés en zone offshore peuvent écouler 30% de leur production au Maroc au lieu de 15% précédemment. Quant à la circulation du dirham, il a bien fallu se rendre à l’évidence qu’il était normal qu’ils règlent de petites dépenses liées à des réparations ou à de petits frais». Voilà les deux grands chantiers sur lesquels il a fallu travailler avec les autorités pour rendre les zones franches plus attractives.

Des locaux clés en main

Et puis, avec Atlantic Free Zone (déjà 20 ha couverts sur les 200 ha prévus), l’open zone (sur 150 ha) mitoyenne fait partie intégrante du concept. Mieux encore, si les industriels installés en free zone bénéficient d’avantages fiscaux (comme l’exonération d’impôts sur 5 ans au bout desquels ils ne paieront que 8,75% jusqu’à 20 ans ainsi que l’exonération des droits de douane), les opérateurs de l’open zone n’ont pas été oubliés. En effet, ils sont exonérés de la TVA sur les importations de biens d’équipements. Ceux qui exportent sont soulagés et encouragés en ne payant pas  d’IS pendant 5 ans. La nouveauté aussi est le financement de l’Etat d’un institut de formation dédié à l’instar de l’aéronautique.

Bref, une dynamique a été insufflée par MedZ qui a dû se structurer en fonction des changements. Le traitement de la demande des entreprises souhaitant s’installer à AFZ est effectué par un guichet unique. Les locaux sont livrés clés en main, sachant que leur conception et leur construction sont confiées respectivement à Coot Arquitectos et CTP Maroc, filiale d’Edonia, groupe espagnol actionnaire de AFZ aux cotés de MedZ. C’est d’ailleurs ce groupe espagnol qui s’occupe de la commercialisation de la zone en Europe où il a son carnet d’adresse et ses entrées.
Depuis l’ouverture de la zone offshore en 2011, «8 entreprises s’y sont installées, créant 11 500 emplois sur les 15 000 attendus à court terme sur cette partie», indique M. Semmar. Les activités qui ont démarré concernent les faisceaux électriques, le pare-brise….