Aquaculture : le Maroc veut s’inspirer de l’expérience chinoise

L’objectif est de passer de 700 t/an actuellement à 200 000 t à l’horizon 2020. Depuis 2013, cinq plans d’aménagement aquacole ont été lancés sur le littoral marocain, dont trois sont achevés.

Partager le savoir-faire et identifier les intérêts communs entre l’industrie de l’aquaculture de la province de Shandong et la filière aquacole nationale. C’était l’objectif de la rencontre de l’Agence nationale pour le développement de l’aquaculture (ANDA) avec une délégation d’experts de la province chinoise de Shandong qui a eu lieu le 11 décembre à Rabat. Selon Mbarka Bouaida, secrétaire d’Etat chargée de la pêche maritime, cette réunion «entre dans le cadre du partenariat stratégique qui lie le Maroc à la Chine et qui concerne aussi le développement de la coopération économique». Et d’expliquer que «la province de Shandong est leader de l’aquaculture en Chine, avec une production annuelle de plus de 5 millions de tonnes». Le Maroc ne produit quant à lui que 700 t par an (produits au niveau d’une vingtaine de fermes aquacoles artisanales). L’objectif affiché est d’atteindre les 200 000 t pour un chiffre d’affaires de 5 milliards de DH à l’horizon 2020, avec un potentiel estimé à 380000 t. La secrétaire d’Etat espère néanmoins que cet objectif pourrait être revu à la hausse, suite à la rencontre avec la délégation chinoise. Elle a également annoncé que trois appels à manifestation d’intérêt devraient être prochainement lancés : l’un avant la fin de l’année et les deux autres au début de 2018.

214 projets retenus dans la région de Dakhla-Oued Eddahab

Selon Majida Maarouf, directrice de l’ANDA, «la stratégie de l’agence consiste à fournir le maximum de visibilité aux investisseurs et à promouvoir une aquaculture durable et inclusive, à même de contribuer au développement des régions ayant un potentiel aquacole confirmé».

A ce titre, cinq plans d’aménagement aquacole ont été lancés, depuis 2013, sur le littoral marocain, qui couvre 1 700 km de côtes. Sur ces cinq plans d’aménagement, trois ont été achevés : le premier concerne la région de Dakhla-Oued Eddahab, le deuxième la région d’Agadir et le troisième la région de la Méditerranée. Ces trois plans d’aménagement prévoient de dédier 62% de la production à la pisciculture, 10% aux algues et 28% aux coquillages. Ils ont donné lieu au lancement, en 2015, d’un premier appel à manifestation d’intérêt pour la sélection de projets dans la région de Dakhla-Oued Eddahab. Dans ce cadre, 214 projets ont été retenus sur une superficie de 50%. Un deuxième appel à manifestation d’intérêt sera lancé «dans les meilleurs délais».

Pour ce qui est de la région d’Agadir, un appel à manifestation d’intérêt devrait être lancé avant la fin de cette année. S’agissant de la région de la Méditerranée, un appel à manifestation d’intérêt a, lui aussi, été lancé. Les résultats seront prochainement annoncés.