Après la stagnation de 2013, la CDG table sur une croissance des bénéfices cette année

Les branches Banque-Activités financières et Assurance et réassurance ont comprimé les bénéfices. Le montant des investissements cumulés devrait atteindre 235 milliards de DH en 2030.

«Plusieurs pays, notamment en Afrique, nous sollicitent pour l’établissement de Caisses de dépôt sur le modèle de la CDG», s’est réjoui Anas Houir Alami, DG de la Caisse de dépôt et de gestion, lors d’une conférence de presse tenue le 7 avril à Rabat, au cours de laquelle il a présenté les résultats annuels du groupe. Il voulait montrer par là que la CDG est un modèle sur le continent. M. Alami ne s’inquiète pas outre mesure de la stagnation du résultat net part du groupe (RNPG) et met en avant les 50 projets actifs de taille significative qui devraient générer 235 milliards de DH d’investissements directs et induits et 250 000 emplois à l’horizon 2030.

En attendant, le DG de la caisse a annoncé que le plan stratégique Oufoq 2015 a enregistré «des taux de réalisation satisfaisants à fin 2013, avec notamment 806 ha de zones industrielles aménagées et en cours de livraison (85% de l’objectif Oufoq 2015), 249 000 m² de zones offshoring (83%), 13 500 lits hôteliers livrés et en cours de réalisation (99%) et 308000 m² d’immobilier tertiaire et locatif livrés et en cours de réalisation (81%)».
En ce qui concerne l’année 2014, la CDG prévoit une contribution de plus en plus importante du pôle aménagement, immobilier et tourisme (AIT); une hausse des marchés financiers qui devrait impacter positivement les entités opérant dans le secteur de la finance ; un positionnement stratégique de la SCR sur l’Afrique, ainsi qu’un renforcement de partenariats au niveau local à même de compenser la fin de la cession légale et de renforcer la contribution de la réassurance dans les résultats 2014 du groupe.

Le CIH, la SCR et la CGI parmi les gros contributeurs

En principe, les réalisations du groupe devraient être en hausse. En 2013, le RNPG s’est établi à 964 MDH contre 976 millions en 2012. Cette situation est la conséquence d’une contribution moins importante des branches Banque-Activités Financières et Assurance et réassurance, dont notamment la baisse de la contribution de la Société centrale de réassurance (SCR) résultant de l’impact de la fin de la cession légale sur l’activité de la compagnie, ainsi que la baisse de la contribution de certaines entités financières du fait du repli des plus-values sur titre de placement.

La SCR, ainsi que le CIH, restent néanmoins parmi les principaux contributeurs au RNPG de 2013, avec des contributions respectives de l’ordre de 270 et de 379 MDH. Les autres contributeurs sont les activités AIT, grâce notamment aux contributions de l’Agence d’urbanisation et de développement d’Anfa (AUDA) et de la CGI qui a enregistré une contribution à hauteur de 238 MDH, en progression de 19,6% par rapport 2012.