Appel en faveur de l’autonomisation socioéconomique des femmes

La population active féminine est passée de 28,1% à 25,1% entre 2000 et 2013. Le nombre de coopératives exclusivement féminines a néanmoins dépassé les 2 200 et plus de 17% des familles sont soutenues par des femmes.

«Tout le monde gagne : promouvoir l’autonomisation socioéconomique de la femme». Tel est le thème de la campagne d’autonomisation socioéconomique de la femme, à travers des activités génératrices de revenus, initiée par l’ONG américaine Search For Common Ground (SFCG) et le collectif d’associations «Autonomisation et droits». Financée par Middle East Partnership Initiative (MEPI) et mise en place par SFCG-Maroc, la campagne consiste en un mélange de techniques de sensibilisation non conflictuelle et d’établissement de relations dans l’intention de «créer un large consensus sur certaines questions clés qui bloquent l’autonomisation socioéconomique des femmes». Plus concrètement, le projet vise à fournir aux femmes et aux organisations des compétences pour améliorer leurs relations avec les autres associations, leur présence dans les médias et leur efficacité globale.

Cette initiative est lancée dans un contexte de recul de la population active féminine tombée, entre 2000 et 2013, de 28,1% à 25,1%, soit environ 3 millions de personnes, parmi lesquelles 16% travaillent pour leur propre compte. Le Royaume occupe la 135e place à l’échelle internationale en ce qui concerne la participation des femmes à la vie économique.

Un réseau pour renforcer les capacités des organisations féminines

Il n’en reste pas moins que le nombre de coopératives exclusivement féminines a dépassé les 2200 et plus de 17% des familles sont soutenues par des femmes. De même que les femmes participent à hauteur de 21% à la richesse nationale. En vue de donner plus d’efficacité au projet «Tout le monde gagne», SFCG-Maroc a supervisé, le 8 février à Rabat, la création du réseau «Autonomisation et droits pour l’indépendance socioéconomique des femmes». L’objectif est, entre autres, de renforcer les compétences des associations, coopératives et organisations de la société civile.