AMO : reprise des négociations sur la tarification de référence

Les discussions sont entamées sur la base des propositions des gestionnaires : 50 DH pour un généraliste, 120 pour un spécialiste et 20 pour le K

Les médecins privés prêts à faire des concessions.

Alors que l’on attendait l’arrêté ministériel devant fixer la Tarification nationale de référence, les négociations entre organismes gestionnaires de l’Assurance maladie obligatoire (Amo) et les prestataires de soins ont repris. Pour Chakib Tazi, directeur de l’Anam (Agence nationale de l’assurance maladie), «la reprise des négociations est une démarche normale, car toutes les parties concernées sont conscientes qu’une entente mutuelle est indispensable». Du côté de l’ANCP (Association nationale des cliniques privées), on estime que le «redémarrage des négociations permettra de sortir de l’impasse». Il est ajouté que «tout dépend maintenant de la position des organismes gestionnaires».

Les négociations ont repris sur la base des dernières propositions faites par la CNSS et la CNOPS. Les deux caisses ont fixé les tarifs pour la consultation chez un généraliste à 80 DH et 150 DH pour un spécialiste. La valeur-clé servant de base au calcul du coût des actes médicaux ( le K) est fixée à 20 DH. En revanche, les prestataires de soins proposent respectivement 120 DH, 200 et 25 pour le K. «Il est clair qu’il y a encore de la marge entre les deux propositions que les gestionnaires et les prestataires devront rattraper dans le cadre de ce nouveau round de négociations», affirme le directeur de l’ANAM.

Prudence chez les organismes gestionnaires
Le président de l’ANCP, Farouk Iraqui, avance en effet que les prestataires comme les gestionnaires doivent faire des efforts pour arriver à un consensus. «Pour notre part, nous sommes prêts à faire des sacrifices tout en évitant de grosses pertes aux cliniques». Ainsi, selon le président de l’ANCP, des efforts pourraient être faits sur le coût des prestations au niveau de la réanimation, des soins intensifs et de la pharmacie.Pour sortir de l’impasse, l’ANCP estime que «les gestionnaires doivent abandonner leur vision purement comptable parce qu’un budget n’est pas figé».

Du côté des organismes gestionnaires, on reste prudent. On se contente de dire que «les négociations ont repris et tous les efforts seront déployés pour débloquer la situation».

Une réunion est d’ailleurs prévue, ce 21 avril, pour étudier les nouvelles propositions des deux parties.
L’accord avec les médecins et cliniques privées est la seule pièce qui manque au schéma de l’Amo puisque l’ANAM a déjà signé une convention avec les biologistes, et celle avec les chirurgiens dentistes est en passe de l’être.