Akhannouch veut planter 100 millions d’arbres fruitiers !

194 000 hectares seront plantés au cours des dix prochaines années. Plusieurs régions du Royaume sont concernées, chacune par les espèces qui lui sont adaptées.

Quand on parle d’agriculture c’est souvent pour évoquer les légumes ou encore les céréales, les agrumes, les olives ou les dattes. Mais quid du reste ? Le ministère de l’agriculture vient de finaliser une ambitieuse feuille de route pour le secteur de l’arboriculture fruitière. La stratégie vise la plantation d’un total de 100 millions de plants sur 194 000 hectares à l’horizon 2020.
Les espèces fruitières concernées, celles enregistrant un déficit, sont, outre l’olivier, les agrumes et les palmiers dattiers, qui font partie d’une action à part, la vigne (46 millions de plants nécessaires), l’amandier (23 millions de plants), le pommier (10 millions de plants), l’abricotier, le prunier, le cerisier, le pêcher-nectarinier, le figuier, le caroubier et l’avocatier. Les régions où ces plantations sont prévues ou programmées sont, elles aussi, énumérées dans le détail par la feuille de route, et avec le nombre d’hectares qui leur seront dédiés. A titre d’exemple, Taza et Al Hoceima sont concernées par l’amandier, le figuier et la vigne, alors que Tanger et Tétouan ont plutôt vocation pour le figuier, l’amandier, l’avocatier, le prunier et le grenadier.

Un déficit de 2,4 millions de plants pour la campagne 2011-2012

Par ailleurs, la stratégie du ministère s’attarde sur la manière et les institutions qui auront pour charge, soit de produire les espèces fruitières en respectant leurs caractéristiques et leur profil variétal, soit de s’assurer de la qualité des plants et du suivi des différentes opérations. D’ailleurs, rien que pour la campagne 2011-2012, le déficit est estimé à 2,4 millions de plants.
Ainsi, les directions régionales devront  identifier les périmètres à planter et affiner les demandes en plants par espèce et par variété. L’Institut national de recherche agronomique (INRA) et l’Office national de santé et de sécurité alimentaire (ONSSA), tout comme les pépiniéristes auront comme mission de prendre les dispositions adéquates pour assurer les besoins en plants et le renforcement de leurs capacités de production, de manière à garantir la diversification du profil variétal. Le département recommande également l’importation des plants pour pallier le déficit en attendant la production locale.