Ain-Chock : 23% du territoire nouvellement ouvert à  l’urbanisation

Les nouvelles zones sont localisées essentiellement à  Lamkanssa et Sidi Massoud. Un nouveau pôle tertiaire au niveau de Sidi Maà¢rouf et un autre pour les activités industrielles le long de l’Avenue Mohammed VI.

L’arrondissement de Ain Chock a besoin de 38 750 logements dans la prochaine décennie pour loger une population qui atteindra 116 152 ménages à cet horizon. Pas étonnant donc que le nouveau plan d’aménagement du secteur prenne les devants en assurant l’urbanisation de zones non engagées jusqu’à présent. Sur une surface totale de l’arrondissement de 3940 ha, une part de 23%, soit 1300 ha, est aujourd’hui à investir. Notons toutefois que ce vivier localisé essentiellement au niveau des zones de Lamkanssa et de Sidi Massoud est non immatriculé. Quoi qu’il en soit, ces espaces nouvellement urbanisés devront accueillir de l’habitat collectif sur espace vert. Mis à part les zones nouvellement ouvertes à l’urbanisme, quelques ajustements en termes de densité concernent les tissus de logements existants. Ainsi, l’habitat à faible densité s’inscrit dans le prolongement du quartier Californie vers la commune de Bouskoura. L’habitat à moyenne densité se localise dans la zone centrale entre les quartiers de Californie et ceux de Lamkanssa. L’habitat dense, enfin, se situe dans la zone de Sidi Maârouf.

Outre l’habitat, le plus grand apport du nouveau plan d’aménagement est de mettre en place un pôle d’activité pour les secteurs tertiaires au niveau de Sidi Maârouf et un autre pour les activités industrielles le long de l’avenue Mohammed VI.

S’agissant du premier pôle, il est divisé en deux secteurs. Le premier consiste en un complexe dans l’axe tertiaire Anfa-Sidi Maârouf dédié aux affaires, à la culture et à l’enseignement supérieur. Cet axe comprendra des immeubles très hauts s’inscrivant dans la continuité nord de CasaNearShore, qui accueilleront des centres de technopôles. Le second secteur, créé dans la zone ouest de Sidi Maârouf, dans la continuité des unités de production déjà existantes, est destiné aux industries de pointe ainsi qu’au développement d’hôtels et de commerces. Il est à noter que ce secteur accueillera la ligne du train rapide qui reliera Casablanca et Tanger.

Quant au pôle le long de l’avenue Mohammed VI, abritant actuellement des activités artisanales de dépôts et de bureaux, sa nouvelle configuration urbaine consiste en la création d’une bande d’immeubles destinée à une activité tertiaire le long de la voie. Les unités déjà existantes devraient également être revalorisées puisque le nouveau plan améliore l’organisation des parcs de stationnement des poids lourds et les intègre dans le tissu urbain existant.

Dernier fait marquant, le nouveau plan a la main large sur les espaces verts qui devraient être créés dans les zones inondables. Sont entre autres prévus un jardin exotique ou encore des parcs urbains. Les zones inondables de l’oued situé à l’ouest de Sidi Maârouf recevront notamment des boisements.