Le groupe OCP compte bien révolutionner le conseil agricole

Conçue pour apporter des solutions agricoles personnalisées, @tmar est une application mobile de conseil agricole développée par l’OCP. Disponible gratuitement sur Android et IOS, elle représente un bouquet de services d’accompagnement sur différents volets : agronomique, technique et opérations, données climatiques, recommandations de fertilisation, choix d’intrants et décisions financières.

Le groupe OCP ajoute une nouvelle corde à son arc en matière de services aux agriculteurs. Conçu dans le sillage du programme Al Moutmir, l’application mobile «@tmar» promet de révolutionner le conseil agricole au Royaume.

En effet, celle-ci ciblera plusieurs filières agricoles représentant la plus grosse part de la superficie agricole utile. Mieux encore, @tmar se veut une alternative pour les petits agriculteurs dont les moyens ne permettent pas le recours au conseil agricole privé. «Développée avec et pour les agriculteurs, @tmar ambitionne de rendre l’information scientifique disponible pour tous, tout en facilitant la prise de décision relative à l’activité agricole, notamment sur le volet technique, agronomique et économique», nous explique Fatiha Charradi, vice-présidente développement agricole et marché local au groupe OCP.

Unique en son genre au Maroc

Dans le détail, l’application mobile offre une pléthore de services (voir encadré), permettant aux agriculteurs d’avoir des informations importantes. Présenté comme facile et intuitif, ce bouquet de services repose sur des concepts et modèles technologiques avancés tels l’intelligence artificielle, l’imagerie satellite et autres qui permettent d’apporter des recommandations sur mesure à chaque agriculteur en fonction de ses besoins.

«Avec un accompagnement personnalisé pour chaque agriculteur, @tmar couvre d’ores et déjà plusieurs cultures parmi les plus répandues au Maroc (céréales,légumineuses, arboriculture et maraîchage).

Cette application sera enrichie au fur et à mesure en fonction des besoins et retours des agriculteurs afin d’offrir de nouveaux services», a indiqué Fatiha Charradi, qui s’exprimait lors d’une conférence de presse organisée lundi 25 novembre à Casablanca.
Interrogée par La Vie éco sur l’apport de l’application au dispositif public de l’Office national du conseil agricole (ONCA), la dirigeante a confié que les services du groupe OCP dans le secteur agricole sont offerts dans le cadre d’un partenariat avec le département de l’agriculture et ses organismes.
«C’est une application nationale de service public», a-t-elle ajouté.

Si certains observateurs estiment que les services agricoles du groupe OCP se font dans une logique non seulement citoyenne mais également commerciale et économique, il n’en demeure pas moins que ceux-ci sont très utiles pour l’agriculteur lambda. Surtout lorsque l’on sait que le dispositif public de conseil agricole n’est pas capable à lui seul d’adresser les centaines de milliers d’agriculteurs dans toutes les provinces du Royaume, d’où l’émergence d’un tissu de conseillers privés sous l’impulsion des pouvoirs publics.

Il faut dire que cette nouvelle initiative du géant mondial des engrais vient capitaliser sur plusieurs acquis développés par le Royaume, notamment dans le cadre des collaborations de référence du groupe avec ses différents partenaires.

Il s’agit en l’occurrence de la carte de fertilité des sols, fruit d’un partenariat de référence avec le ministère de l’agriculture, de la pêche maritime, du développement rural et des eaux et forêts. C’est le cas également de l’expertise scientifique développée par les institutions scientifiques nationales et notamment l’Institut national de la recherche agronomique (INRA), l’Institut agronomique et vétérinaire Hassan II (IAV), l’Ecole nationale de l’agriculture de Mèknes (ENA) et l’Université Mohammed VI Polytechnique de Benguerir (UM6P). @tmar s’appuie également sur le savoir-faire technologique d’IBM et de Teal ainsi que sur la connectivité offerte par les différents opérateurs télécoms à l’échelle nationale et notamment en milieu rural.

Application «100% marocaine», @tmar a été conçue et développée dans sa globalité par une expertise technique nationale : agronomes, ingénieurs informaticiens et télécoms, architectes de solutions, designers d’applications et bien d’autres forces vives.Notons, enfin, que @tmar est disponible gratuitement sur Google Play Store (Android) et sur l’App Store (IOS).

Un call center ainsi que la page Facebook Al Moutmir sont à la disposition de tous les agriculteurs afin d’accompagner l’appropriation par les usagers des différents services offerts et pour soutenir l’usage du digital pour tous et partout en milieu rural.

L’application @tmar comprend les besoins et préoccupations réels des fermiers, plus particulièrement les petits agriculteurs. Elle compte dès à présent 6 services opérationnels :

1. Suivre ma parcelle : un service qui dote l’agriculteur d’outils d’assistance pour suivre sa parcelle tout au long de l’itinéraire technique de sa culture.

2. Mon NPK : un outil scientifique permettant d’orienter l’agriculteur dans le choix de l’engrais NPK à utiliser pour un rendement optimal. Ce service prend en considération les potentialités agro-climatiques de la région ainsi que les résultats des analyses de sol de sa parcelle et de la culture qu’il compte entreprendre.

3. Simulateur de rentabilité : ce service permet à l’agriculteur d’adopter une approche économique qui confirme la viabilité et la rentabilité de toute opération avant son exécution.

4. Météo : l’agriculteur est informé en temps réel grâce à ce service des données et des prévisions météorologiques les plus précises concernant sa région (précipitations, évapo-transpiration , vent, humidité des sols…).

5. Infos marché : un service informationnel sur les cours mondiaux des produits agricoles qui pourraient intéresser aussi bien les agriculteurs que l’écosystème.

6. Docteur plantes : grâce à l’intelligence artificielle, cet outil aide l’agriculteur à identifier le «bioagresseur» de sa culture et lui propose des remèdes adaptés. Il suffit que l’agriculteur prenne en photo la plante malade et le service lui offrira le diagnostic et la stratégie de lutte adaptés.