Agriculture : les dernières pluies ont amélioré l’état des cultures et des parcours

Les céréales ont bien profité des pluies dans plusieurs régions comme la Haute Chaouia, le Saïss, Zaer, le Nord Atlantique et les zones montagneuses. Le prix de la paille a chuté et celui du bétail a été revu à  la hausse.

Bien que tardives, les dernières pluies vont avoir un impact positif sur l’actuelle campagne agricole. Ahmed Bentouhami, patron de la direction du développement des filières de production au ministère de l’agriculture, explique que l’actuelle campagne qui s’est déroulée normalement jusqu’au mois de décembre a commencé à donner des inquiétudes à tout le monde entre janvier/février et jusqu’en mars, même si, en dépit de tout cela, plus de 5,5 millions d’hectares dont 4,7 millions de céréales avaient tout de même été semés.

Heureusement, les effets des dernières pluies, qui ont dépassé les 50 mm, ont déjà commencé à se faire sentir. Une nette amélioration de l’état des céréales est constatée dans les régions favorables comme la Haute Chaouia, le Saïss, Zaer, le Nord Atlantique et les zones de montagnes. Il en est de même pour l’arboriculture fruitière et les parcours.

Au ministère de l’agriculture, on a déjà enregistré la nette amélioration des ressources fourragères pastorales et des jachères. Preuve en est la botte de paille dont le prix avait grimpé à 35 DH se vend maintenant à 20 DH, tout comme la botte d’orge locale qui est à 3,50 DH contre 5,5 DH auparavant. Cela s’est traduit automatiquement par un rééquilibrage du prix des animaux d’élevage. Agneau et brebis sont revenus à des prix allant de 200 à 300 DH et les bovins pour leur part ont vu les prix regrimper vers les 5 000 DH. En effet, les éleveurs n’ayant pas les moyens de garder leurs bêtes avaient commencé à inonder les marchés.

30 MDH pour porter la superficie de semences certifiées à 61 500 ha

Mais le ministère n’avait pas attendu l’arrivée des pluies puisqu’il avait débloqué 1,1 milliard de DH pour venir en aide aux agriculteurs dès le mois de février. Cela a donné lieu à la subvention de 6 millions de quintaux d’aliments de bétail et leur transport dans les régions éloignées. Dans le même ordre d’idées, l’Etat  a apporté une aide en matière de protection sanitaire du cheptel ainsi que pour le renforcement de l’abreuvement. Ce programme qui a commencé au Sud et dans l’Oriental a été étendu à l’ensemble des régions où il y a eu des alertes. Selon Ahmed Bentouhami, il sera poursuivi jusqu’en septembre 2012 pour permettre au cheptel de «traverser la période de soudure dans de bonnes conditions».

Par ailleurs, en prévision de la prochaine campagne, le ministère de l’agriculture s’est attaqué au programme de multiplication des semences. Là aussi, il a mis la main à la poche avec un soutien supplémentaire de 30 MDH, portant la surface qui va assurer la fourniture des semences certifiées au niveau national à 61 500 ha dont plus de 25 000 en zone irriguée.