Accouchements gratuits dans les hôpitaux : le ministère table sur 400 000 en 2012

L’objectif est de ramener le taux de mortalité de 227 décès pour 100 000 naissances à  50 décès.
Un budget de 60 MDH est dégagé pour des services d’aide médicale urgente (SAMU) obstétricaux dans plusieurs provinces.

Le ministère de la santé est décidé à atteindre la barre des 400 000 accouchements dans les établissements hospitaliers publics à l’horizon 2012 au lieu de 300 000 en 2008 sur les 650 000 naissances enregistrées dans le pays. L’objectif est de ramener le taux de mortalité maternelle de 227 décès à 50 décès pour 100 000 naissances et le taux de mortalité néonatale de 40 à 15 pour 1 000 naissances. Pour y arriver, le ministère a instauré en mars dernier la gratuité des accouchements dans les établissements hospitaliers publics.
A ce jour, il n’y a pas encore de répartition régionale des accouchements en milieu médical mais on souligne une nette augmentation dans les grandes villes et certaines petites localités. Alors que dans certaines régions enclavées, le nombre d’accouchements en milieu médical reste limité et ceci pour deux raisons : l’absence de moyens de locomotion pour se rendre dans les structures sanitaires (centres de santé et maisons d’accouchements) et l’inexistence d’infrastructures sanitaires dans certaines localités.

Des audits de certification sont programmés dans 600 structures d’accouchement
Selon le ministère de la santé, ces deux handicaps seront surmontés à l’horizon 2012 par la réalisation de différents chantiers, notamment la mise à niveau des structures sanitaires et la prise en charge des femmes enceintes en milieu rural. A ce titre, la constitution de services d’aide médicale urgente (SAMU) obstétricaux est en cours dans plusieurs provinces du pays. Un investissement de 60 MDH a été alloué à l’opération.
En ce qui concerne les infrastructures sanitaires, 66 communes rurales et urbaines disposeront de nouvelles structures d’accouchements de 45 lits chacune. Et toujours au chapitre de l’amélioration de la couverture médicale, le ministère de la santé a diligenté cette année des audits de certification dans plus de 600 structures d’accouchement, centres hospitaliers universitaires non compris. Cette opération permettra de faire le point sur les lacunes des diverses régions et d’élaborer les mesures nécessaires de mise à niveau des infrastructures et d’amélioration des compétences du personnel médical.