Accor veut ouvrir 32 nouveaux établissements au Maroc en six ans

Une enveloppe de 1,5 milliard de DH sera investie durant les quatre prochaines années dans la rénovation de l’existant et la construction d’autres établissements
Grands travaux pour le Hilton de Rabat et le Palais Jamaï de Fès.

Lacrise internationale ne freine pas les initiatives du groupe Accor au Maroc. Ce groupe, qui possède actuellement 28 hôtels, en vise une soixantaine à l’horizon 2015, soit au total 7 000 lits. Du très économique au luxe, le groupe français proposera une bonne partie de ses enseignes sur la place.
Pour les quatre prochaines années, c’est un montant d’environ 1,5 milliard de DH qui sera investi dans les nouvelles constructions et rénovations d’hôtels sous les différentes enseignes du groupe (Sofitel, Novotel, Ibis), mais aussi dans l’introduction de nouvelles enseignes. La première citée est «Etap Hôtel», une chaîne très économique, en tout cas moins chère qu’Ibis. Selon Marc Thépot, DG d’Accor Maroc, la nuitée sera facturée autour de 300 DH contre 400 à 450 DH chez cette dernière. Les cinq premiers établissements de cette chaîne seront ouverts d’ici 2011 à Casablanca, Marrakech, Tanger, Essaouira et Agadir. Le groupe prévoit d’en ouvrir une vingtaine au total.
La deuxième enseigne est le «Suitehotel», établissement quatre étoiles de 112 chambres qui sera ouvert à Marrakech en janvier 2009. Les chambres seront commercialisées entre 1000 et 1500 DH. L’investissement s’élève à 68 MDH.
Les ouvertures des enseignes Ibis seront en outre poursuivies à un rythme soutenu. Après celui d’Essaouira, en service depuis juillet, et qui a coûté 57 MDH, ce sera autour de Tanger d’abriter un deuxième hôtel de l’enseigne, cette fois-ci en face de la nouvelle gare. Les travaux ont commencé en juillet 2008 et l’ouverture est prévue en février 2010. Le coût en est estimé à 90 MDH. L’objectif, selon M.Thépot, est de porter le nombre d’adresses Ibis de 15 actuellement à 25 en 2013. Pour la gamme intermédiaire, Novotel, le plan de développement du groupe Accor prévoit deux établissements à Rabat et à Tanger pour un investissement qui avoisine les 130 MDH par unité.
Pour Sofitel, ce sont trois établissements qui sont programmés. En premier, celui de Casablanca City Center, dont les travaux ont commencé en juillet 2008 pour une ouverture prévue en septembre 2010. Le coût de réalisation de cet hôtel de 171 chambres et suites s’élève à 400 MDH.
Une enveloppe de 500 millions de DH sera consacrée à la construction d’un deuxième Sofitel, d’une capacité de 200 chambres avec thalassothérapie, à Agadir. Mais, précise le DG d’Accor Maroc, le montage financier pour la construction de cet établissement n’est pas encore finalisé.

Un plan social pour le Hilton de Rabat

Enfin, Accor va entamer dès janvier 2009, c’est-à-dire après le départ de l’actuel gestionnaire, la rénovation du Hilton Rabat pour en faire, selon l’expression de Marc Thépot, «le Sofitel emblématique de la capitale administrative». Ces travaux vont durer 9 mois et coûteront 250 MDH qui viendront s’ajouter aux 736 millions déboursés pour l’achat des murs. Pour l’heure, le groupe est entré en négociation avec les représentants des 250 salariés pour une transition en douceur.
Un plan a d’ailleurs été présenté le 3 novembre courant. Il s’articule autour de trois axes : départ en préretraite pour une partie du personnel, départ volontaire pour ceux qui le souhaiteraient et conditions de prise en charge du personnel restant durant la période de fermeture. Dans cette optique, un plan de formation d’une durée globale de 3 000 jours est prévu. Sur ce dossier, M.Thépot affirme que «le groupe Accor aura un comportement socialement responsable». En d’autres termes, les droits de l’ensemble des travailleurs seront respectés.
Par ailleurs, le groupe Accor est en train de préparer un plan de rénovation de l’hôtel Palais Jamaï avec un investissement qui approche les 100 MDH. Pour rappel, le Palais Jamaï, qui appartient à l’Office national des chemins de fer (ONCF), a été loué à Accor en septembre 1998 pour une période de 20 ans. Le plan, qui sera présenté, est conditionné à la prorogation du contrat actuel. En effet, l’accord actuel ne court que jusqu’en 2018, soit 10 ans encore, alors qu’il faudra beaucoup plus de temps pour rentabiliser l’investissement.