A quelle fréquence faites-vous vos courses ?

Sondage effectué en janvier 2011 auprès de 1 540 ménagères de la région casablancaise, à¢gées de 25 à  45 ans.

Corvée pour certaines, moment privilégié pour d’autres, faire ses courses reste une obligation pour tous les ménages, et une question fondamentale à laquelle nous nous intéressons cette semaine. Nous avons interrogé 400 femmes âgées de 15 ans et plus, issues de toutes les régions du Maroc et de toutes les classes socioprofessionnelles, pour dégager les tendances à ce sujet.

Une nette différence est remarquée d’abord entre les ménages des milieux urbains et ruraux.
Alors qu’en ville une majorité de ménagères font leurs courses une fois par mois ou moins (41%), la fréquence des ménages ruraux est beaucoup plus grande; la majorité de ces ménagères font leurs courses au moins 2 fois par semaine, et ce, à hauteur de 62%.

L’analyse détaillée des résultats de notre étude démontre une tendance claire à ce sujet : plus la CSP est élevée, plus basse est la fréquence. Les ménagères de la CSP C1 affichent la plus basse fréquence; 62% de ces ménages font leurs courses une fois par mois ou moins. À l’opposé, 61% des ménages ruraux de la CSP D et E font leurs courses au moins 2 fois par semaine.

Certaines raisons pouvant expliquer ces écarts semblent assez évidentes ;  la fréquence d’achat de produits alimentaires des ménages est certainement liée à leurs capacités financières, à leurs capacités de transport et aussi à leurs capacités de stockage des denrées.

Les comportements vont varier selon le groupe d’âge auquel la répondante appartient ; plus de 60% des ménagères de 25 à 34 ans iront au moins une fois par semaine faire leurs emplettes. Avec cette fréquence de visites, la jeune ménagère, jeune mère de famille –qui plus est de classe moyenne– est la plus assidue. Les commerçants, tout comme les industriels de l’agroalimentaire, doivent en tenir compte dans leur stratégie marketing, de façon à fidéliser au maximum les membres de ce groupe cible privilégié. 

Une fréquence plus élevée de contacts avec le point de vente ou avec la marque est une occasion de marketing relationnel qu’il ne faut pas négliger. Dans la perspective où cette ménagère est en phase d’exploration et d’adoption d’habitudes de consommation qui seront par la suite plus difficiles à influencer, elle représente bien le groupe cible prioritaire pour les stratèges du marketing et de la communication.

(*) Sondage réalisé pour le compte de La Vie éco par Synovate Market Research et Drive Dentsu en janvier 2011.