92% des entreprises installées à  TFZ se disent satisfaites

Une enquête a été menée en juillet 2007 auprès de 71 entreprises opérant dans la zone.
Les investisseurs apprécient l’assistance apportée pendant
la phase de démarrage.
Des aspects restent, en revanche, à  améliorer dans la gestion
quotidienne.

La dernière annonce du projet de Renault-Nissan à  Tanger confirme le statut de la ville du détroit, qui devient le second grand pôle industriel du pays, et peut-être même, dans quelques années, le premier. Or, qui dit investissement dit infrastructures d’accueil développées et services de qualité aux opérateurs qui viennent s’installer. Tanger saura-t-elle et pourra-t-elle être à  la hauteur de ces attentes ?

En fait, tout dépend de la manière dont sont et seront gérées les zones industrielles. Pour répondre à  la question, les responsables de la zone industrielle phare de la ville, Tanger Free Zone (TFZ), ont procédé à  une enquête auprès des entreprises qui y sont installées pour évaluer leur degré de satisfaction.

Selon les responsables de TFZ, les résultats de l’enquête sont très encourageants. Ainsi, sur les 71 entreprises sondées, 28% déclarent être très satisfaites et 63% plutôt satisfaites des services de TFZ soit un taux de satisfaction global de 92%. Des résultats qui dépassent, selon les responsables de la zone, les standards généralement retenus pour ce type d’études.

Pour le détail, l’enquête, menée par le bureau d’études LMS-CSA, avait pour objectif d’évaluer le degré de satisfaction des industriels par rapport à  la qualité d’une batterie de critères comme le service d’assistance apportée aux investisseurs pour la création d’entreprises, le contact des entreprises avec le personnel, les services et prestations rendues ou encore la gestion de la zone au quotidien.
Pour le premier volet, les industriels se déclarent particulièrement satisfaits de la qualité de l’accueil et de leur premier contact avec TFZ (97%) et de l’assistance dont ils ont pu bénéficier pour la constitution de leur dossier.

A plus de 80%, les entreprises se sont déclarées satisfaites des différentes étapes d’installation dans la Zone franche de Tanger. Aussi bien lors de la création d’entreprise, la délivrance d’autorisations d’installation, la clarté des procédures et le délai de délivrance des permis d’installation. A cela s’ajoutent les délais de délivrance des permis d’exploitation, le suivi et le contrôle des chantiers, et la simplicité des procédures d’installation dans la zone franche. 76% des entreprises interrogées se sont, pour leur part, déclarées satisfaites du délai de délivrance du permis de construire.
Mais une fois les entreprises installées, comment vivent-elles leur quotidien dans la zone ? Comment perçoivent-elles les prestations ? C’est le deuxième axe sur lequel l’enquête s’est penchée s’attardant notamment sur la gestion de TFZ.

Là  aussi, on peut parler de plébiscite. Les entreprises se sont ainsi déclarées très satisfaites, à  plus de 85%, par la sécurité, le gardiennage et la confection et délivrance des badges. Il en va de même pour la qualité des infrastructures (83%), de l’entretien des espaces verts et du contrôle d’accès des visiteurs (respectivement 83% et 80%.
Il va de soi que la sécurité et la qualité du cadre de vie sont des facteurs non négligeables dans la vie en entreprise. C’est la raison pour laquelle le gardiennage et la sécurité sont des critères à  consolider. Il en va de même pour l’entretien des espaces verts.

Cela dit, l’étude a également mis le doigt sur des aspects à  améliorer. C’est le cas notamment du volet information et communication. Ainsi, 63% des sondés se sont déclarés satisfaits de la qualité du site web et 66% de la qualité de l’information et de la communication sur les prestations.

Mais de loin, c’est incontestablement en matière de nettoyage et ramassage des ordures que l’on rencontre le moins de satisfaits avec un taux de 42% seulement.
S’il est sûr que les résultats de l’étude sont positifs, il n’en reste pas moins que l’enquête permettra certainement aux gestionnaires de la zone de renforcer les acquis et surtout de corriger les imperfections. Car les industriels déjà  installés dans la zone, s’ils sont satisfaits, seront, en définitive, ses premiers prescripteurs.