8 milliards de DH pour faire de Casablanca une métropole internationale

Construction d’hôtels et de lieux de loisirs, restauration du patrimoine, nouvelles zones urbaines…,
un projet très ambitieux

6,5 milliards de DH d’investissement
privé contre 1,5 milliard pour le public.

Si Casablanca réalise tous les projets contenus dans son PDRT (Plan de développement régional touristique), dans 5 à  6 ans, ce sera l’une des plus belles villes d’Afrique du Nord. En tout cas, les pouvoirs publics, les élus locaux et les professionnels se sont lancé le défi de repositionner la capitale économique du Royaume, d’ici 2012, en grande métropole internationale o๠se côtoieront tourisme d’affaires, déjà  existant, et tourisme balnéaire, de loisirs, culturel, sportif et même de niches.

Les chantiers de mise à  niveau de la ville coûteront près de 8 milliards de DH dont 6,5 milliards devant provenir d’investissements privés (82%) et 1,5 milliard émanant du public (gouvernement, conseil de la ville, région, etc.).

L’exploitation de certains lieux de loisirs sera concédée au privé
L’un des premiers axes du plan concerne l’augmentation et la diversification de la capacité d’accueil de la ville. Seront ainsi construits des hôtels 4 et 5 étoiles pour le tourisme d’affaires, avec toutes les infrastructures adéquates (centres d’affaires et palais des congrès), ainsi que des 3 étoiles et des résidences touristiques pour le tourisme intérieur. Quelque 10 000 lits supplémentaires seront créés. L’objectif étant de passer de quelque 1,2 million de nuitées actuellement à  3,2 millions en 2012, avec une durée moyenne de séjour de 3 nuitées contre 2. Vu les unités hôtelières qui ouvrent chaque année, et surtout les deux grands chantiers que sont le Casa City Center et la marina, le pari est tout à  fait réalisable. A terme, ces différents chantiers permettront de créer plus de 30 000 emplois dont 5 000 directs.

Outre ces projets, il y a les nouvelles zones urbaines. Celle de l’ex-aéroport d’Anfa, qui s’étalera sur 350 ha, et celle de Zenata, sur environ 2 000 ha. En parallèle, seront réaménagées les plages situées entre Mohammédia et Dar Bouazza, notamment celles de Zénata, d’Ain Sebaâ et de Sidi Abderrahman. Ce dernier site sera à  terme transformé en musée archéologique, après relogement de ses habitants. Il y a aussi la construction de complexes golfiques à  Mohammédia, Dar Bouazza et Bouskoura : trois parcours de 27 trous.

Mais, sans doute, ce qui rendra à  Casablanca son âme, c’est la réhabilitation de son patrimoine architectural art déco des années 1930 et 1940. Le réaménagement des boulevards Mohammed V et Mers Sultan s’inscrit dans cette optique, de même, d’ailleurs, que celle du fameux hôtel Lincoln. La restauration de ces monuments va de pair avec le réaménagement du port ainsi que de la gare ferroviaire et de l’ancienne Médina pour ouvrir la ville sur le port, avec l’idée, qui fait son chemin, de délocaliser le transport des phosphates vers Jorf Lasfar.

Casablanca verra aussi la réhabilitation de ses deux parcs de jeux (Sindibad et Yasmina) et la construction d’un troisième à  Sidi Moumen, sur une superficie de 110 hectares. La construction d’un théâtre digne de ce nom, d’un aquarium et d’un grand parking sous-terrain, place Mohammed V, sont également programmés. La gestion et l’exploitation de tous ces projets seront concédés aux privés.