43 582 ménages ont pris un crédit Fogarim en 2008, 6 milliards de DH octroyés

La moitié des prêts sont sur une durée de plus de 20 ans.
Plus de 82 % des crédits sont à  un taux d’intérêt inférieur à  7 %.

C inq ans après leur entrée en vigueur, le Fonds de garantie pour les populations à revenus modestes et/ou non réguliers, plus communément connu sous l’appellation Fogarim, s’est révélé beaucoup plus proche des besoins de sa cible que le Fogaloge destiné au personnel du secteur public. Ce deuxième produit n’a bénéficié qu’à une cinquantaine de ménages. En revanche, depuis sa création, «ils ont été 43 582 ménages à avoir bénéficié de l’appui du Fogarim pour un montant de 6,34 MMDH de prêts accordés, à fin décembre 2008», souligne Mounia Diaa Lahlou, directrice de la promotion immobilière au ministère de l’habitat et de l’urbanisme. Selon elle, le CIH a conservé sa place de leader sur ce créneau avec 36,2 % de parts de marché en nombre de dossiers et 30,5 % en valeur. La BCP suit de loin avec
22,35 % des prêts en nombre et
21,95 % en montant.
BMCE et Wafa Immobilier viennent en troisième et en quatrième position. Elles affichent respectivement 20,75 % et 18,06% pour le nombre de crédits accordés, 24,34 % et 20,42% en valeur.
Le taux moyen est à 6,06 %
Statistiquement, les prêts accordés dans le cadre du Fogarim ont une durée qui varie entre 2 et 25 ans. Mais près de la moitié des crédits accordés ont porté sur une durée de plus de 20 ans. Ces crédits supportent un taux d’intérêt fixe dont le niveau tient compte de la garantie du fonds. D’après les dernières statistiques de la Caisse centrale de garantie (CCG), les taux d’intérêt appliqués aux crédits bénéficiant de la garantie Fogarim varient entre 3,53 % et 9 %.
Plus de 82 % des crédits distribués supportent cependant un taux d’intérêt inférieur à 7 %. Le taux moyen se situe quant à lui à 6,06 %.
Il est à signaler que le Fogarim et le Fogaloge ont fusionné dans un seul et unique fonds qui s’appelle Damane Assakane. Les deux produits ont subi de profondes mutations dans le but de les élargir à la classe moyenne (lire La Vie éco du 9 janvier). D’ailleurs, «la signature de la convention qui permettra d’ouvrir les garanties de l’Etat aux salariés du privé et de la classe moyenne est imminente», indique-t-on auprès du ministère de l’habitat et de l’urbanisme.
Dans la nouvelle mouture, la garantie s’étendra aux salariés du privé qui pourront bénéficier d’une couverture pour un montant pouvant aller jusqu’à 800 000 DH. Le salaire mensuel du bénéficiaire ne doit en revanche pas dépasser 10 000 DH nets et 15 000 DH pour le couple.