400 MDH pour transformer une dizaine de kasbahs en hôtels de charme

Un appel à  manifestation d’intérêt lancé à  destination des propriétaires : date limite le 21 juillet. Ils peuvent choisir de vendre leur kasbah à  la société chargée du projet, la lui louer, ou être associés à  la rénovation et à  l’exploitation.

C’est vendredi 10 juin qu’a eu lieu, à Ouarzazate, le lancement officiel du projet de réhabilitation des kasbahs et ksours du Sud, par la signature, sous la présidence du ministre du tourisme Yassir Zenagui, d’une convention entre la Société marocaine d’ingénierie touristique (SMIT), filiale du ministère, le fonds Madaef et Akwa group. Pour la première phase de ce projet objet de ce partenariat public/privé, une enveloppe de 400 MDH sera mobilisée, dont 150 MDH apportés par la Société marocaine de valorisation des kasbahs (SMVT), issue dudit partenariat et qui a tenu son premier Conseil d’administration à Ouarzazate où se trouve son siège et 100 MDH par le Fonds Hassan II. Le reste, 150 MDH, sera emprunté auprès des banques. Cette première phase consiste à rénover une dizaine de kasbahs et les transformer en hôtels de charme. A cet effet, la SMVT a lancé un appel à manifestation d’intérêt à l’intention des propriétaires. La date limite de dépôt des dossiers est fixée au 21 juillet 2011. Les propriétaires ont le choix entre vendre leur kasbah à la société, la lui louer, ou être partie prenante dans la rénovation et, plus tard, dans l’exploitation. Tout compte fait, le but est de créer des emplois directs et indirects dans les zones d’implantation.

Un délai de trois ans pour effectuer les transformations

Il faut signaler que d’autres départements ministériels sont impliqués dans l’opération en cours. En premier lieu, le ministère de l’intérieur s’engage à mobiliser pour le compte de la société de réhabilitation et reconversion de certaines kasbahs qui sont sous sa tutelle (Tizmouline, Tamdakht, El Goumt et Béni Zouli) et aider la société à récupérer d’autres sites dont celui de Kasbah Taourirt à Ouarzazate. Le département de la culture, à travers la direction du patrimoine et de l’Institut national d’archéologie, est sollicité pour accompagner la société en lui apportant une expertise technique pour la valorisation et la promotion de ces kasbahs, sans doute par la constitution de fiches qui retracent l’histoire de chaque site. Rappelons que le délai fixé pour la transformation d’une dizaine de ces monuments en hôtels de charme accueillants d’une vingtaine de chambres, et parfois plus, est fixé à trois ans.