3,5 milliards de DH pour des projets de développement rural intégrés

Nouveau plan d’action pour la poursuite de la stratégie 2020 du développement rural

Dix axes stratégiques identifiés, avec priorité à  la consolidation du fonds de développement rural.

La campagne agricole s’annonce bonne mais on n’a pas oublié les dommages subis lors de la dernière campagne. Pour se prémunir contre les mauvaises surprises pour les années à  venir, un plan d’action a été élaboré par les services de Mohamed Mohattane, secrétaire d’Etat chargé du Développement rural. Dix axes stratégiques ont été identifiés, avec priorité à  la consolidation du fonds de développement rural. Cette proposition fait suite à  l’évaluation à  mi-chemin de la stratégie 2020 de développement rural, élaborée en 1999.

Nouvelle opération de départs volontaires dans les Centres de travaux
Dans ce sens, un projet de programme d’intervention prioritaire de 3,5 milliards de DH, à  financer par ce fonds, a été soumis au premier ministre. En attendant, le secrétariat d’Etat travaille dans le cadre du budget général pour la réalisation de projets de développement rural intégré (DRI), pour un montant de 3,12 milliards de DH.
Ces projets couvrent différentes régions. On citera le programme DRI, centré sur la gestion des ressources naturelles dans les provinces du nord, dont le financement est de 458 MDH, financés en partie par le fonds Meda, ou encore celui des zones montagneuses d’Al Haouz, qui s’étend sur 17 communes rurales pour un coût total de 315 MDH, financés à  hauteur de 60% par un prêt du Fida (Fonds international de développement agricole). Ces deux projets arriveront à  terme en 2007. Sur la liste, on relèvera également le projet DRI d’Azaghar dans la province de Khénifra, ou encore celui d’Errachidia, dont les montants atteignent respectivement 181 millions et 530,6 MDH.
L’évaluation à  mi-chemin de la stratégie 2020 a aussi mis en évidence la nécessité de réorganiser les services extérieurs du ministère et de redéfinir leurs missions. En première ligne, on retrouve les 122 Centres de travaux (CT), employant 3 017 personnes. La redéfinition de leur mission aura pour conséquence une réduction de leurs effectifs. La reconduction de l’opération des départs volontaires pour cette catégorie de personnel est à  l’examen.