33% des marocains pensent que les promoteurs immobiliers ne respectent pas les normes de construction

Un Sondage effectué en octobre 2010 auprès de 301 adultes.

Villa ou appartement, pour fin d’habitation ou d’investissement, l’achat d’une résidence est une décision dont les implications sont très importantes. Plusieurs études sectorielles ont mis en évidence l’importance primordiale que revêt le sentiment de confiance de l’acheteur envers le promoteur ; la confiance constituant un des critères de choix les plus importants dans le processus décisionnel précédant l’achat d’un bien immobilier.

Qu’en est-il au Maroc ? Peut-on faire confiance aux promoteurs du secteur immobilier en ce qui concerne le respect des normes de construction ?

Globalement, l’opinion du consommateur marocain est assez mitigée, et le doute existe bel et bien chez les répondants de notre sondage, qui ne sont que 39% à faire d’emblée confiance aux promoteurs immobiliers à cet égard. Les femmes seraient plus méfiantes, avec 36% de OUI et près d’un tiers d’indécises. 

Les CSP AB sont plus catégoriques : 50% d’entre eux ne font pas confiance aux promoteurs immobiliers, doutent de leur intégrité professionnelle. A l’opposé, ils sont 65% dans la CSP C1 à leur accorder leur confiance. Ceci dit, de grandes disparités sont aussi notées au niveau du lieu de résidence des répondants : parmi les grandes villes du Royaume, Fès est de loin la ville où les répondants sont les plus négatifs (NON : 71%), alors que les répondants de Casablanca sont les plus enclins à faire confiance aux promoteurs immobiliers, avec 59% de OUI. Marrakech est divisée, avec 56% de OUI et 44% de NON. Les répondants de Tanger sont les plus indécis, avec 62% de Ne Sait Pas… une hésitation qui en dit long?…

Chose certaine, compte tenu de ces résultats, il importe pour tous les promoteurs du secteur de rassurer leur clientèle actuelle et potentielle, de bâtir, voire renforcer le lien de confiance, si important tout au long du processus décisionnel – de la considération du projet à la conclusion de la transaction – et tout aussi présent dans le comportement post-achat, reconnaissant ici la force du bouche-à-oreille dans ce type de transaction.

 

(*) Sondage réalisé pour le compte de La Vie éco par Synovate Market Research et Drive Dentsu en octobre 2010.