2 100 cadres d’Attijariwafa bank tiennent leur convention

Khalid Oudghiri en a profité pour annoncer la nouvelle stratégie «Izdihar 2010».

Cela fait toujours du bien qu’un patron se retrouve avec ses collaborateurs en dehors des bureaux. Cela sert à  resserrer les liens. Les cadres d’Attijariwafa bank l’ont fait samedi 6 mai. Ils étaient 2 100 cols blancs à  se retrouver pour la désormais traditionnelle convention des cadres du groupe. Et pour contenir tout ce petit monde, les organisateurs ont choisi le parc des expositions de l’Office des changes à  Casablanca. Cette année, la direction d’Attijariwafa bank a innové en ouvrant davantage sa convention à  des personnes externes au groupe. Ainsi, au premier rang des invités, on pouvait voir l’ex-patron de feue la BCM, Abdelaâziz Alami ou encore son ancien DG, Ali Ibn Mansour. Les deux hommes ont été reçus avec les honneurs et ovationnés par leurs ex-collaborateurs, à  commencer par Khalid Oudghiri lui-même.

Un hommage à  feu Moulay Ali Kettani
Ce dernier a également rendu hommage à  un autre grand pionnier de la banque au Maroc, feu Moulay Ali Kettani, fondateur de Wafabank. Parmi les invités à  cette convention, il y avait également les partenaires de la banque, notamment quelques grands clients, des figures connues du monde des affaires : Abderrahmane Bennani Smirès, Aziz Kadiri (groupe CMCP), Karim Tazi, patron de Richbond et président de l’Amith, Abdelmoula Ratib, patron du groupe Moda Line et Filmode (textiles), Faouzi Chaâbi (Ynna Holding)Â… Dans la salle aussi, des rédacteurs en chef et patrons de presse. Khalid Oudghiri a exposé à  ses cadres les grandes lignes de la nouvelle stratégie pour les années à  venir baptisée «Izdihar 2010». Une stratégie ambitieuse. Déjà  champion national presque toutes catégories, Attijariwafa bank affiche un appétit certain pour la croissance. Un chiffre le résume : la banque ambitionne de domicilier chez elle le tiers des comptes bancaires ouverts au Maroc, soit un client sur trois. La convention des cadres a été l’occasion pour le staff d’Attijariwafa bank de revenir en arrière pour se remémorer les moments, parfois difficiles, de la fusion entre BCM et Wafabank. Cela dit, les patrons en parlent aujourd’hui avec beaucoup d’humour. A l’image de Boubker Jai qui, appelé à  la barre pour témoigner, a raconté sur un ton anecdotique l’épisode du choix du cabinet de conseil qui devait accompagner la fusion et la stupeur des consultants quand on leur a annoncé que la fusion devait se faire en…18 mois seulement. «Impossible !», a rétorqué la majorité des consultants. Et pourtant, il semble que ce pari fou a été plutôt réussi.