100 000 emplois à  créer en huit ans grà¢ce aux technologies de l’information

Incitations fiscales et financement adapté : deux piliers de la nouvelle stratégie.

Rachid Talbi Alami, ministre en charge des Affaires économiques et générales, n’est pas content du classement du Maroc en matière de TIC (technologies de l’information et de la communication) : 52e rang mondial. Il prépare donc une stratégie pour créer un environnement favorable au développement des TIC.
L’interconnexion totale
des administrations sera achevée en 2006
Il faut dire que, jusque-là, le Maroc s’est plutôt occupé du bug et de la libéralisation des télécoms. Aujourd’hui, il faut mettre les bouchées doubles pour développer un contenu mieux adapté, généraliser et faciliter l’accès aux équipements (cela passe par un travail sur le service universel et l’équipement des ménages, 3 millions de personnes devant disposer d’un PC d’ici à 2010), assurer la formation adéquate aux besoins de l’économie du savoir… Le département des Affaires économiques et générales s’est fixé des échéances pour conquérir une position de leader au niveau méditerranéen, créer 100 000 à 150 000 postes de travail et réaliser un chiffre d’affaires de 2 milliards de dollars (17 milliards de DH) d’ici à 2013. Pour y arriver, il s’agira notamment, entre 2006 et 2013, d’ouvrir des cursus TIC dans les universités, de créer deux technopoles de niveau international à Rabat et Casablanca et un technopark par région, de mettre sur pied d’ici à 2007 un mécanisme de financement pour le soutien à l’innovation et un fonds de garantie…
Les leviers d’action sont des incitations financières et fiscales à l’investissement, une politique de lieux dédiés dans le cadre d’un schéma global, le développement et le soutien à la R&D, la protection de la propriété intellectuelle… Mais le rôle de l’Etat sera, en garantissant une concurrence saine, de parachever le cadre réglementaire en matière de confiance numérique ou de certification électronique, de mettre en place un dispositif de pilotage ou encore de prévoir un seuil de financement. A ce propos, une révision à la hausse de la partie réservée aux TIC dans le budget de l’Etat – Fonds Hassan II – est envisagée. L’Etat doit aussi donner l’exemple et être à la page en simplifiant les procédures et mettant en ligne les services à la population. Alors, à quand les extraits d’acte de naissance en un simple clic ? Si ce n’est pas pour demain, on prévoit déjà une interconnexion totale des administrations en 2006 .