1 324 morts sur les routes au cours des 5 premiers mois de l’année, à  peine 69 de moins qu’en 2009 !

Même concernant les blessés graves, la baisse est trop faible pour être significative.
4 593 accidents en plus et le nombre de blessés légers s’accroît.

Réussira-t-on à infléchir sensiblement les drames de la route ? C’est l’espoir que nourrit le Comité national de prévention des accidents de la circulation (CNPAC) qui mise ainsi sur l’entrée en vigueur du nouveau code de la route en octobre prochain. En attendant, les statistiques provisoires des cinq premiers mois montrent que les accidents ont augmenté de 5,46% par rapport à l’égale période de 2009, à 27 176. Le nombre de décès a baissé de 4,95%, à 1 324 et celui des blessés graves de 6,63%, à 3 956. Le nombre des blessés légers s’est en revanche accrû de 6,63%, s’établissant à 34 856.
Pour le seul mois de mai dernier, le CNPAC a relevé 6 244 accidents qui se sont soldés par 297 tués et 928 blessés graves. Ainsi, le nombre de morts a diminué de 10,27% par rapport au même mois de l’année passée tandis que les blessés graves ont légèrement augmenté (0,98%).

L’objectif est de revenir au niveau de 2007, mais il faudra compter avec le pic de l’été

Le constat est donc sans appel. Malgré les campagnes de sensibilisation, l’amélioration du réseau routier national (avec la construction d’autoroutes), la réforme du permis de conduire et la mise à niveau des centres de contrôle technique…, les Marocains continuent de s’entretuer sur les routes. Cette situation risque d’être inchangée dans les tout prochains mois car, généralement, l’été est l’une des périodes les plus meurtrières, en raison de l’augmentation du trafic routier, notamment avec l’arrivée des Marocains résidents à l’étranger (MRE) qui font entrer 300 000 véhicules sur le territoire, selon les estimations du CNPAC. Il s’y ajoute que le parc automobile domestique, qui n’a pas cessé d’augmenter ces dernières années, reste encore dans l’ensemble assez vieux. Le bémol pourrait toutefois venir du Ramadan durant lequel les voyages sont réduits et l’alcool interdit.
Dans tous les cas, le CNPAC espère que le nombre de tués et de blessés graves en 2010 retombera au niveau de l’année 2007 durant laquelle on avait comptabilisé 3 800 morts. Ceci pour rappeler que l’année 2008 a enregistré un record en nombre de tués, soit 4 162 personnes, et, en 2009, le recul enregistré n’est vraiment pas significatif puisqu’on n’était pas loin non plus du cap des 4 000. Le vœu est toutefois loin des ambitions affichées en 2004 au moment du lancement du premier Plan stratégique intégré d’urgence (PSIU) qui visait une réduction drastique des accidents et des morts.