Visa for Music à grands pas

La seconde édition du Visa for Music confirme le succès de la précédente et l’intérêt de cette grande manifestation artistique à l’échelle africaine.

Visa for Music s’est déroulé du 11 au 14 novembre. Durant ces quatre jours intenses, Rabat fut assaillie par des musiciens, des chanteurs, des managers et par tous les professionnels du secteur. Un public important affluait du Maroc, mais également de l’étranger. Au programme, une fête en continue avec des formations jeunes, d’autres plus confirmées et des spectacles d’exception d’artistes marocains, d’Afrique ou de d’Orient. Parmi les plus réussis, ceux de l’Egyptien Cairokee, le Jordanien Autostrad, la Capverdienne Elida Almeida, le World Kora trio ou encore le Franco-guinéen Moh Kouyaté.

L’événement fut une belle occasion pour les artistes marocains de se produire devant un public aussi hétérogène qu’assoiffé de musique. La chanteuse Oum a présenté son nouvel album, tout comme Jamal Nouaman qui a présenté ses derniers morceaux en compagnie de son sextet. Nabyla Maan et Carmen Paris ont récidivé au Visa for music, avec leur spectacle «Dos medinas blancas». Et Malika Zara a signé son retour après une longue absence pour un jazz bien de chez nous…

Visa pour tous

Parmi les plus grandes promesses du Visa for Music, celle de faciliter les rencontres entre les différents professionnels de la musique. Pari gagné aux yeux de Ourida Yaker de Tour’n’sol prod qui confie: «Si vous saviez le mal que nous avons d’habitude à ramener les professionnels français à nos concerts. On leur donne nos CDs. Ils nous disent qu’ils connaissent, mais ils ne connaissent pas en fait et ils ne font jamais le pas de venir nous voir en live». La productrice s’occupe de plusieurs groupes tels que Fanfaraï, Global Gnawa et bien d’autres. Mais c’est avec l’Algérien Hocine Boukella, alias Sidi Bemol, qu’elle opère au Visa for Music. L’événement lui a enfin réalisé ce rêve de ramener les professionnels à un showcase qui a tourné en concert d’exception. Plusieurs groupes et managers ont pu profiter de la même aubaine, en accédant à de précieuses occasions d’approcher les bonnes personnes dans les métiers de la musique.

Formations certifiantes

Côté formation, Adil ne se plaint pas le moindre du monde. Venu de Montpellier, où il travaille avec plusieurs groupes de fusion, tout en s’occupant de l’aspect technique du son, Adil n’aurait pour rien au monde raté cette offre gratuite, mais surtout certifiante. Les modules proposés concernaient des aspects tels que «le développement de carrière d’artistes, le droit d’auteur, la recherche de financement» : autant d’aspects qui représentent toute la difficulté pour les jeunes créatifs, mais également pour les administrateurs, les chargés de production ou de communication. S’étalant sur six jours, du 4 au 11 novembre, de 10h à 16h, ladite formation a préparé ses bénéficiaires aux rencontres professionnelles.

Le jeune musicien de Montpellier s’en est sorti avec quelques cartes de visite et un précieux rendez-vous avec une productrice.