Une sélection de bonne lecture signée La Mamounia

Premier lauréat du prix littéraire de la Mamounia, Mahi Binebine a remporté les honneurs et 200 000 DH.
Un nouvel espace littéraire et de débats a été créé.

Présidé par le journaliste français Guillaume Durand, le jury du prix littéraire de la Mamounia a rendu public son vote le 6 novembre. Et c’est Les étoiles de Sidi Moumen de Mahi Binebine, édité chez Flammarion (2010),  qui a obtenu la majorité des voix. Le jury de cette première édition était de composition assez inégale. Il y avait, en effet, en dehors du monde des lettres et de l’écriture, de simples amoureux de mots ou des «people» ! Du côté français, on retrouve Christine Orban, romancière française née à Casablanca qui est plus connue en tant que parolière, la Franco-Camerounaise Elisabeth Tchoungui que l’on voit tous les jours sur France 5, vu qu’elle y présente, Les maternelles. Mais Tchoungui est aussi romancière et de formation littéraire. Il y avait également l’écrivain Marc Dugain et le chanteur connu de tous, Julien Clerc qui, dit-on, «aime lire»… Isabelle Adjani n’est finalement pas venue mais a fait parler d’elle et de ses innombrables caprices de star…
Denise Bombardier, journaliste, romancière et animatrice à la télévision canadienne faisait aussi partie du casting.
Les membres du jury marocains sont, par contre, tous issus du monde des lettres et de l’édition. Un trio composé de Khalid Zekri, professeur de littérature comparée à la faculté des lettres de Meknès. Layla Chaouni, éditrice (qui était juge et partie à la fois, vu qu’elle a publié, Les étoiles de Sidi Moumen ! (éditions le Fennec)).

Dix ouvrages en compétition

Pour clôturer le trio, un nom bien connu dans le monde des livres, Abdesselam Cheddadi. L’historien, écrivain et professeur, a consenti publiquement que son choix allait plutôt vers Une année chez les Français de Fouad Laroui. Une intervention qui n’a pas plu à tout le monde mais Cheddadi ne fait pas dans le politiquement correct et son rôle ne se résume pas à de la figuration et c’est tant mieux ! Quoi qu’il en soit, on retiendra de ce prix littéraire de 200 000 DH, l’effort consenti par l’hôtelier Didier Piquot qui vient combler un vide réel en créant un nouvel espace littéraire.
On retiendra bien entendu le nom du lauréat, Mahi Binebine, mais pas seulement. Car il y avait, au total, 10 ouvrages en compétition. Les vertus immorales de Kebir Mustapha Ammi (Editions Gallimard – 2009). Rêve d’envol de Hayat Elyamani (Editions Anne Carrière – 2009). Mon père est femme de ménage de Safia Azzedine (Editions Léo Scheer – 2009). Au pays de Tahar Benjelloun (Editions Gallimard – 2009). Le livre imprévu de Abdellatif Laabi (Editions La Différence -2010). Le jour du Roi de Abdellah Taia (Editions Le Seuil – 2010). Dites-moi le songe de Abd El Fettah Kilito (Editions Actes Sud – 2010). Le bonheur des moineaux de Mohamed Nedali (Editions de L’Aube – 2010). Une Année chez les Français de Fouad Laroui (Editions Julliard – 2010).
Dans le monde de l’édition, il n’y pas de gagnant et de perdant. Il y a surtout des livres que l’on aime lire. Aussi une petite sélection s’impose. Nous vous proposons quelques notes de lectures des livres disponibles dans les librairies marocaines.