Timitar 2015 : des quatre coins du monde

Du 22 au 25 juillet, la ville d’Agadir reçoit des artistes des quatre coins du monde pour le Festival Timitar, signes et cultures. En exclusivité, le programme !

Rappelez-vous, l’année dernière, le prestigieux Songlines magazine classait Timitar parmi les 25 meilleurs festivals internationaux au monde. Et pour cause. Le festival a réussi à s’imposer en une dizaine d’éditions par la grande diversité de ses scènes et sa participation au rayonnement de la culture et de la musique amazighes. Sans oublier les projets et créations qui naissent au sein du festival. Des centaines de milliers de festivaliers se retrouvent chaque année sur les différentes places d’Agadir pour en attester. 

Fidèle à l’esprit du festival, la douzième édition de «Timitar, signes et cultures» promet un brassage culturel à la hauteur de sa réputation. Aux côtés des Rwayes, les artistes invités nous viennent d’Amérique latine, du sud de l’Europe, du Proche-Orient, du Maghreb et d’Afrique noire. Entendez une promesse de voyage musical unique entre la Place Al Amal, le Théâtre de Verdure et la Place Bijawane. 

Cœur amazigh 

Timitar est le festival des musiques amazighes par excellence. Comme à chaque édition, cette année le festival donne à voir un défilé de stars de la chanson amazighe, aussi bien traditionnelle que moderne. Inaugurée chaque soir par un spectacle d’Ahwach, la place Al Amal est la scène des maestros. Se succèderont dessus des artistes de gros calibre tels que le grand Rays Outajajt et l’illustre Rayssa Tihihit, les dignes héritiers de la tradition poétique du Souss. Le groupe Lajwad sera également sur la scène Al Amal, guidé par la mélodieuse voix de Karim Lajwad. Les amoureux du cru seront enchantés par le groupe Aït Laati qui s’accroche à l’authenticité de la musique traditionnelle, de même que le groupe Inerzaf Bizenkad. Les fans de la romance auront leur compte avec l’acteur et chanteur Brahim Asli et les poètes d’Imdyazen qui excellent en Tazenzart.

La nouvelle scène amazighe sera, quant à elle, représentée par le groupe Ikabaren, dirigé par le banjoïste El Moutakakil Ismail, ainsi que par Noujoum Achtouken qui défendent les couleurs de l’amazighité à Paris.

Une richesse marocaine

Le public de Timitar est ouvert et hétéroclite. Aussi, le festival lui propose un tour d’horizon de la musique marocaine. Depuis le chaâbi jusqu’à l’électro, les festivaliers pourront palper la richesse du patrimoine musical national. Du côté de la scène underground, Khansa Batma sera là pour un Timitar en rock. Hindi Zahra, l’ambassadrice de l’amazighité fera son soul. Don Bigg et H Kain y iront de leur rap, aux côtés du chaâbi groove du groupe Mazagan et de son chanteur Issam Kamal.

N3rdistan est un groupe qui nous vient de France. Formation hétérogène, il propose de la chanson à texte déclamée sur de la musique électro. 

Et pour ne rien omettre, Saïda Charaf viendra représenter le Sahara et le patrimoine hassani. Et qui de mieux qu’un Stati et une Daoudia pour propager la folie chaâbi ?

Des voix d’ailleurs

Ce n’est pas la première ni la dernière fois qu’on verra Reda Taliani sur la scène d’un festival marocain. La star du raï algérien est un inconditionnel du Maroc et le public le lui rend bien. Vieux Farka vient du Mali et Mario Lucio du Cap Vert. Les deux artistes africains rencontreront les musiques amazighes afin d’en raviver les liens d’africanité. 

James Brown sera également de la fête, grâce au Tribute fait par Allan Adoté et ses dix musiciens. D’Espagne, Fredonnia Soul est une formation de dix musiciens accompagnés d’une voix incendiaire de l’afro-jazz espagnol. De la lointaine Colombie viendra Yuri Buenaventura, l’amoureux inconditionnel de la richesse musicale du Maroc et qui marie si bien sa salsa à tous les rythmes.

De Jordanie, Macadi Nahhass rendra hommage à Oum Kalthoum. Le Liban sera largement représenté cette année. Le public aura rendez-vous avec Bachar Khalife, la star Diana Haddad et Rabeh Abou Khalil qui se produira avec le Portugais Ricardo Ribeiro.