Tanjazz, l’événement musical de la rentrée

Moins de subventions et plus de diversité musicale, le miracle Tanjazz opère à  nouveau.

«Tanjazz bouge pour rester lui-même», telle est la devise du festival tangérois. En effet, et dès sa création, l’événement musical nous a habitués aux surprises et à la nouveauté. Pour cette onzième édition, ce sont d’abord les dates qui changent. «Pour éviter les collisions avec d’autres festivals», déclare Philippe Lorin, directeur du festival. Le rendez-vous de cette année se tient du 22 au 26 septembre. Du coup, Tanjazz devient l’événement musical de la rentrée. Avec très peu de moyens (4 MDH), Tanjazz continue son ascension et relève le pari. Le festival est autant capable d’explosions musicales qui déchirent que de tendres mélodies exécutées dans la pure tradition du jazz. L’on pourra passer du «rauque et robuste blues féminin de Nina Van Horn au subtil piano de Jean-Pierre Como, des vaucals sauce boogalo de la captivante Kicca aux grands standards américains boostés en superswing Octe, du ragtime piqué de Cisco Herzhaft à la polyphonie belgo-angolaise de l’Afro Yambi Jazz funk métissé d’afrébeat suédois…». Pour sa onzième édition, Tanjazz se démarque davantage des autres rendez-vous musicaux. Philippe Lorin l’a clamé haut et fort lors de la conférence de presse qui s’est tenue à Casablanca pour annoncer l’événement. «Tout le monde est VIP à Tanjazz. Le développement de Tanjazz passe par le développement des scènes gratuites», promet-il. Quatre scènes sont programmées dont deux gratuites (Renault et Véolia). Dès le premier soir, les scènes grand public accueilleront les têtes d’affiche du festival. Par ailleurs, les prix des billets ont été revus à la baisse (entre 100 et 200 DH). Les organisateurs nous proposent également une «Histoire du jazz en musique», des parades de rue et annoncent le retour de Bateria Zângâo (littéralement les bourdons). Du jazz à danser, du jazz à écouter, des jams session…des afters, et même du jazz pour les enfants,  «Le Tanjazz des enfants», les dimanches après- midi… Cette année le jazz à Tanger promet de longues nuits sans sommeil.