Stefan Olsdal : «On nous a dit, qu’au Maroc, il y avait une énergie folle !»

Entretien avec Stefan Olsdal Membre du groupe Placebo.
Nous faisons d’abord notre musique pour nous-mêmes. C’est un peu égoïste, mais si nous pensons à  tout ce que veulent les fans, nous ne pourrons pas avancer.

C’est votre premier show au Maroc. Que savez-vous sur le Maroc et quel accueil attendez-vous du public marocain ? 

Nous ne sommes jamais venus au Maroc mais nous avons beaucoup d’amis qui ont déjà fait des concerts ici et ils nous ont tous parlé d’une énergie presque folle ! Ça nous excite vraiment. Je ne sais pas si on est connu ici, si on connaît nos chansons. On me dit que si, mais j’attends de voir de mes propres yeux. C’est une nouvelle aventure pour nous. En tout cas, nous ferons de notre mieux pour donner au public le meilleur concert possible. 

Vous faites partie des premiers groupes de rock qui ont tenté l’intégration d’autres styles musicaux, tels l’électro, le hip-hop, le jazz. Était-ce une manière de repousser vos limites ou une tentative de sauver le rock face à l’émergence de ces genres nouveaux ?

Vous savez, nous n’avons jamais vraiment décidé quel était le style de Placebo. Nous composons la musique qui nous passe par la tête. Avec chaque album nous essayons d’avancer et de pousser plus loin le processus créatif, mais sans perdre notre identité, bien entendu.

Justement, par rapport à cette volonté d’innover, pratiquement constante chez vous, il y a beaucoup de vos fans qui n’ont pas apprécié de voir Placebo changer de direction à partir du troisième album…

Depuis ma posture, je ne le vois pas vraiment comme ça. Personnellement, j’ai des groupes favoris dont j’apprécie un album unique. Et de toute façon, on ne peut jamais satisfaire tout le monde. Après, il faut avouer que nous faisons d’abord notre musique pour nous-mêmes. C’est un peu égoïste, mais si nous pensons à tout ce que veulent les fans, nous ne pourrons pas avancer. 

A vos débuts, vous avez reçu des soutiens inattendus qui vous ont ouvert la voie. Vous avez fait la première de David Bowie, de U2… Aujourd’hui que vous êtes vous mêmes des stars, faites-vous autant pour de jeunes talents en qui vous croyez ? 

Absolument. Et de la même manière qu’on nous a soutenus. Nous prenons toujours soin de choisir les groupes qui nous plaisent pour faire nos premières parties. Nous faisons ce que nous pouvons à chaque fois. Mais nous sommes loin d’être des rockstars. Dans ma tête, je suis toujours un simple fan des grands groupes…(rire).