Oum : Soul of Morocco, un premier album international

Oum s’éclipse à  Paris quelques mois, laissant derrière elle la promesse d’un troisième album «international», «Soul of Morocco». Prévu pour mars, il signe l’envolée de la diva.

Somme-nous prêts à la partager notre Oum d’amour ? Pas si sûrs ! Pourtant la belle brune continue sur son élan musical en s’envolant vers des contrées (pas si) lointaines, à la découverte de l’âme marocaine et de nouvelles sonorités. En effet, la sensuelle s’en est allée à Paris pour enregistrer ce qui semble l’opus d’une vie, d’une quête, d’une promesse. «Le Maroc est un pays où il y a eu un brassage culturel, ethnique et linguistique que j’ai envie de montrer à travers cet album», dévoile Oum. Son histoire musicale débute avec élégance en 2009 quand elle nous offre l’inoubliable Lik’Oum, où le public découvre pour la première fois une Marocaine qui semble avoir saisi (et mis en musique, surtout !) toute l’authenticité du Maroc à laquelle elle ajoute des influences jazz. Puis l’aventure continue… Quand débute 2012, elle nous surprend avec Sweerty qui témoigne de sa maturité musicale en dessinant, en couleurs chaudes et chatoyantes évidemment, l’identité de la chanteuse. On sait aujourd’hui qu’Oum, en plus d’un magnifique rayon de soleil, est une voix sensuelle qui chante l’engagement, l’amour, la patrie et l’histoire dans un style résolument soul dans lequel viennent se confondre sonorités gnaouies et complaintes jazz. Et ce troisième album ?

Maturité acquise, identité affirmée

En neuf titres, ce Soul of Morocco vient seulement un an après son dernier album et semble bien marquer une nouvelle page artistique dans la vie de la chanteuse qui pour l’occasion s’entoure d’une nouvelle équipe, et pas des moindres ! La belle sort la grosse artillerie avec comme pierre angulaire de cette formation Alain Debiossat, son saxophone et sa flûte, complices de longue date du fabuleux Karim Ziad. Et l’audace continue avec guitare, contre-basse, batterie, percussions, et quelques super guests en oud, derbouka et même oboe ! Vous imaginez le résultat ? Bon, si ça ne vous donne toujours pas l’eau à la bouche (ou les notes aux oreilles), je vous invite à découvrir les premières harmonies de l’opus servant de fond sonore au making off disponible sur Youtube. Rendez-vous en mars ! On s’impatiente déjà !