Marrakech accueille le ghota du cinéma mondial

C’est vendredi dernier que la ville ocre a vu le coup d’envoi de la 13e édition du Festival international du film de Marrakech (FIFM).

Ce sont 15 films qui entrent en compétition officielle, un hommage au cinéma scandinave, ainsi qu’à plusieurs icônes du cinéma mondial : c’est le lot de cette 13e édition du FIFM dont les résultats ne tarderont pas à arriver.  «Départager des films en compétition n’est pas chose facile, chaque membre du jury a sa propre sensibilité, et c’est ce qui rend l’exercice encore plus intéressant», confie le réalisateur et producteur américain Martin Scorsese, président du jury de la 13e édition du FIFM. Jusqu’au 7 décembre, quinze films en compétition, dont deux marocains, sont en lice pour les principaux prix de cette édition : l’Etoile d’or (Grand Prix du Festival), le prix du jury, celui de la mise en scène, ainsi que les prix d’interprétation féminine et masculine. En compétition officielle, le Maroc a été représenté par deux films : Traitors (USA-Maroc) de Sean Gullette, réalisateur américain basé à Tanger, et Fièvres (France-Maroc) du Franco-marocain Hicham Ayouch. Martin Scorsese, que l’on ne présente plus tant son œuvre a marqué l’imaginaire collectif et la culture populaire, s’est dit honoré de présider le jury de cette édition du FIFM, en espérant être agréablement surpris par les films présentés au FIFM 2013. Un jury composé de la cinéaste marocaine Narjiss Nejjar, des comédiennes Patricia Clarkson (USA), Marion Cotillard (France) et Golshifteh Farahani (Iran), aux côtés des réalisateurs, le Germano-turc Fatih Akin, le Mexicain Amat Escalante, l’Indien Anurag Kashyap, le Sud-coréen Park Chan-wook, ainsi que l’Italien Paolo Sorrentino.

Lueurs du Nord

En ouverture du festival, un vibrant hommage a été rendu à la star américaine Sharon Stone, qui a reçu l’Etoile du FIFM des mains du président du jury, Martin Scorsese. Réalisateur avec qui elle a tourné Casino en 1996, film qui lui a valu la même année un Golden Globe ainsi qu’une nomination à l’Oscar de la meilleure actrice. L’édition 2013 du FIFM a également rendu hommage à de grands noms du cinéma mondial : l’actrice Juliette Binoche, le cinéaste japonais Kore-Eda Hirokazu, ainsi que l’Argentin Fernando Solanas, aux côtés de l’acteur marocain Mohamed Khouyi.

Manifestation festive par excellence, le FIFM est allé à la rencontre de son public par une série de projections programmées dans différents sites de la ville ocre. Si l’édition 2013 s’est ouverte sur le film indien ‘‘Ram-Leela’’, version Bollywood de Roméo et Juliette, plus de 110 films représentant 23 nationalités ont été projetés au total. Avec un hommage cette année au cinéma scandinave, dont le rayonnement crépusculaire n’atteint que très rarement les écrans des salles obscures marocaines… Une «injustice» à laquelle a remédié l’édition 2013 du FIFM, avec pas moins de 34 films projetés et discutés par la communauté des artistes et critiques, sans oublier le public bien sûr.

Le cinéma marocain a été représenté à travers la rubrique «Coups de cœur», avec la présentation de quatre films marocains : Derrière les portes fermées, de Mohammed Ahed Bensouda, Kanyamakan, de Said C. Naciri, Sara, de Said Naciri, C’est eux les chiens, de Hicham Lasri. Les jeunes talents marocains ont également eu l’opportunité de s’exprimer au sein de la compétition Cinécole, destiné aux élèves des instituts et écoles de cinéma du Maroc, et présidé cette année par le  cinéaste marocain Nour-Eddine Lakhmari.