Les réparateurs du ciel à l’Atelier 21

Jusqu’au 7 juin, retrouvez «Les réparateurs du ciel», exposition de l’artiste Hassan Darsi à l’atelier 21. La matière noire et la poussière d’or s’y illustrent dans une alchimie du plus bel effet.

L’artiste plasticien Hassan Darsi fait son retour à la galerie d’art l’Atelier 21, pour une deuxième exposition. N’ayant pas exposé au Maroc depuis 2009, Hassan Darsi s’est donné le temps de poursuivre ses muses qui, depuis l’exposition «Mutations ordinaires», lui ont inspiré ce qui constituera «Les réparateurs du ciel », exposition disponible jusqu’au 7 juin. Cette nouvelle série, fruit d’un long et lent travail de recherche, interpelle par son originalité tout en rappelant les travaux antérieurs de l’artiste. En poursuivant ses recherches sur l’alchimie entre la matière noire et la poussière d’or, Hassan Darsi «explore les fusions et les scissions de deux matières…, il en visite les possibles et les contraintes, les évolutions et les trajets, jusqu’à faire naître des paysages, organiques ou célestes, jusqu’à l’apparition de monstres fantasmagoriques, ou encore jusqu’à l’explosion recherchée et attendue», comme le décrit si bien l’historienne de l’art Florence Renault.

Ce processus, Darsi l’avait déjà expérimenté avec la série des Exuvies, qui proposaient différents états de mues de serpents. On le retrouve dans les silhouettes ineffables aux contours incertains des «Réparateurs du ciel» qui expriment les métamorphoses du monde, sociales et individuelles. A travers cette exposition, Hassan Darsi poursuit son engagement culturel et artistique qui se manifeste par plus d’un biais : photographie, installations, sculptures, interventions dans des espaces publics, maquettes, performances, films vidéos et projets participatifs impliquant d’autres disciplines, danse, poésie, architecture… Une œuvre développée sur une période de plus de 20 ans et qui témoigne de la prolixité et de la créativité de ce lauréat de l’Ecole supérieure des arts plastiques et visuels de Mons en Belgique. Son retour à Casablanca s’est soldé par l’heureuse fondation de l’Association La Source du Lion, dont la vocation est de créer des passerelles artistiques et de permettre à son travail de s’intégrer au sein de projets participatifs. Pour rappel, les œuvres de Hassan Darsi ont intégré des collections de renom dont celles du Musée national d’art moderne au Centre Georges Pompidou à Paris, du Musée d’art contemporain d’Anvers en Belgique, du FRAC Champagne-Ardenne en France, et du Zorlu Center, à Istanbul en Turquie…