Les pépites de Mawazine

Les têtes d’affiche sont certes étourdissantes, mais ce n’est pas une raison pour bouder la pléiade de petits concerts fabuleux et rafraîchissants d’Afro-jazz, de Cumbia, de musique cajun… Il y en a pour tous les goûts !

C’est reparti pour un chouette tour. Rabat la douce endormie se réveille cette semaine aux sons des Rythmes du monde pour la treizième édition du festival Mawazine. Du 30 mai au 7 juin, la musique résonnera sur sept scènes différentes (OLM Souissi, Bouregreg, Salé, Espace Nahda, Centre culturel La Renaissance, Chellah et Théâtre national Mohammed V). Outre les têtes d’affiches tant attendues que sont les Justin Timberlake, Stromae, Jason Derulo ou encore Ricky Martin, Mawazine réserve cette année encore de jolies découvertes que nous vous encourageons vivement à rencontrer.

Hugh Masekela – Vendredi 30 mai – Bouregreg

Originaire d’Afrique du Sud, le musicien Hugh Masekela, instrumentiste et chanteur-compositeur, offre au festival Mawazine un formidable souffle de jazz. Maniant la trompette, le cornet à pistons et le bugle, l’artiste de 75 ans a d’abord roulé sa bosse aux Etats-Unis aux côtés de Paul Simon (de Simon & Garfunkel) ou du pianiste sud-africain Abdullah Ibrahim. Il n’a pour autant jamais oublié ses racines africaines notamment en accompagnant de son âme musicale la lutte contre l’apartheid. L’auteur de Bring him back home, étendard sonore du mouvement pour la libération de Nelson Mandela, saura sans nul doute conquérir le public r’bati sur l’une des plus belles scènes du festival.

Manu Dibango – Vendredi 30 mai – Bouregreg

Décidément, la scène Bouregreg est bel et bien l’une de nos préférées. Après Hugh Masekela, ce sera au tour du saxophoniste et chanteur camerounais Manu Dibango, qui a fêté ses 80 ans en décembre dernier, de nous ravir les esgourdes avec ses notes rythmées d’afro-jazz. S’il fera certainement face à un public averti pour cette soirée, d’autres auront plaisir à découvrir l’homme dont la quarantaine d’albums est à l’image de l’Afrique : riche.

La Yegros – Lundi 2 juin – Théâtre national Mohammed V

Jeune chanteuse venue d’Argentine, Marianna Yegros, ou simplement La Yegros, n’en est encore qu’à son premier album, Viene di mí sorti en 2013, mais sa voix sauvage et sa pêche sont pleines de promesses. Elle nous fera rencontrer la cumbia colombienne, et le chamamé, issu du folklore argentin.

Sarah Savoy – Jeudi 5 juin – Chellah

Issue d’une famille de musicos, Sarah Savoy a été bercée par la musique cajun. En mêlant cette tradition venue de Louisiane au Western Swing et au Rockabilly, la jeune et talentueuse interprète livre une musique énergique, métissée, haletante et joyeuse qui nous transporte loin, très loin.