Le Maroc prend part à Lisbonne à une exposition sur « L’art de la fauconnerie de l’Orient à l’Occident »

« L’art de la fauconnerie de l’Orient à l’Occident » est le thème d’une exposition qui a été inaugurée, jeudi soir au prestigieux Musée de l’Orient à Lisbonne, avec la participation du Maroc. 

Organisée à l’occasion de la Journée mondiale de la fauconnerie (16 novembre), cette exposition qui se poursuivra jusqu’à 6 mars prochain, retrace l’évolution historique de la pratique de la fauconnerie (ou la chasse au faucon) depuis ses origines en Asie, jusqu’à son expansion à travers l’Europe et en Méditerranée.

Inscrit par l’Unesco au patrimoine culturel immatériel de l’humanité en 2012, cet art sera présenté au public à travers quelque 180 objets et œuvres d’art notamment des toiles, gravures, sculptures, outils et équipements utilisés par les fauconniers, dont certains sont exposés pour la première fois au public, selon la Fondation du musée de l’Orient.

L’ambassadeur du Maroc à Lisbonne, Karima Benyaich, s’est félicitée à cette occasion de la participation du royaume à cet événement culturel dédié à la fauconnerie, un patrimoine séculaire et un art qui fait partie de la culture marocaine.

Le Maroc est l’unique pays africain et maghrébin présent à cette exposition, ce qui constitue une occasion de faire connaître au public portugais la place importante qu’occupe la fauconnerie dans la culture marocaine depuis le XII siècle, mais aussi le rôle important que cette tradition a joué dans les échanges diplomatiques du Maroc avec les souverains d’orient et d’occident, a indiqué Mme Benyaich dans une déclaration à la MAP.

Et d’ajouter que le Maroc a participé à cette manifestation culturelle avec des objets consacrés à la fauconnerie ainsi que des photos illustrant l’histoire de cet art dans le royaume, et ce, grâce à la collaboration de l’association Koussem Ouled Frej d’El Jadida qui œuvre pour la préservation de l’art de la fauconnerie au Maroc.

La fauconnerie est l’art de capturer un gibier dans son milieu naturel à l’aide d’un oiseau de proie dressé. Il s’agit d’un art très ancien pratiqué dans plus d’une quarantaine de pays.