Le Crédit agricole lance un espace dédié à  la culture et au patrimoine

Des salles d’exposition polyvalentes, une salle de conférences et de spectacles de 150 places dans l’ancien siège, racheté, de la BNDE.
L’espace entame son cycle d’activités par une exposition de produits du terroir, que la banque veut promouvoir.

«S’ouvrir sur l’art dans son universalité, vulgariser la création artistique et encourager le mécénat culturel, valoriser l’héritage socioculturel du monde rural et protéger ses acquis et, enfin, contribuer au travers de diverses expositions et événements à la réflexion sur le développement, la modernisation et le relèvement du niveau des populations rurales ». C’est en ces termes que Tarik Sijilmassi, président du Crédit agricole du Maroc (CAM), explique les finalités de l’Espace pour les arts et le patrimoine rural, inauguré par la banque la semaine dernière, à Rabat.
Ce nouveau lieu culturel du centre de la capitale, que le CAM a choisi de loger dans l’ancien siège de la BNDE qu’il avait repris il y a quatre ans, comporte des salles d’exposition polyvalentes agencées sur deux niveaux, auquelles vient s’ajouter une salle de conférence et de spectacle d’environ 150 personnes. En plus des activités culturelles récurrentes (musique, poésie, arts plastiques), il a pour objectif d’organiser un ou deux gros événements chaque année, notamment des colloques scientifiques, des journées de réflexion thématiques, des spectacles mettant en valeur notre patrimoine ou axés sur la jeune création.
L’Espace pour les arts et le patrimoine rural vient ainsi de lancer son cycle d’activités par une exposition avant tout dédiée aux produits de notre terroir. Seize exposants de différentes régions rurales du pays, majoritairement organisés en coopératives, sont ainsi venus à Rabat pour faire connaître leur production au grand public. On trouve, en fait, cinq espaces consacrés à diverses productions.Les épices comme le fameux safran naturel de Taliouine, les câpres, les herbes aromatiques et médicinales, les sirops et vinaigres fins, l’huile d’olive et d’argan et d’autres huiles toutes récentes, comme celle de graines de figue de barbarie. Et puis, les miels naturels, les confitures, les olives, les variétés spéciales de couscous. Sans parler de produits de soins et de beauté comme les pétales de rose, le henné et les huiles essentielles.
Parmi les visiteurs, une certaine demande s’est exprimée pour l’acquisition de ces produits. Mais la coordinatrice du projet,Karima Boulahya- Mezouar, de préciser que «cet espace est exclusivement consacré à l’exposition de produits et non à leur vente. En fait ,par cette initiative, nous souhaitons M É C É N A T «Nous voulons donner à ces femmes et hommes fabriquant des produits de qualité avec peu de moyens la possibilité de rencontrer des gens qui vont les aider à améliorer leur production et rendre leurs produits compétitifs, y compris à l’international» culture donner à ces femmes et hommes fabriquant des produits de qualité avec peu de moyens, la possibilité d’être connus et de rencontrer des gens qui vont les aider à améliorer leur production, leur gestion, leur packaging, leur distribution, et rendre leurs produits compétitifs, y compris à l’international».
L’idée est de développer autour de cet événement, étalé sur deuxmois, une démarche pédagogique à destination des écoles publiques et privées «pour que les jeunes Marocains découvrent leur patrimoine, renouent avec les régions rurales et soient sensibilisés à cette nouvelle forme de développement économique». Les groupes d’étudiants seront accueillis par des animatrices formées pour les guider dans les différents espaces mentionnés, s’arrêtant un instant sur l’exposition de photographies marocaines de François du Safran, pétales de rose, câpres, vinaigres fins, huile de graines de figues de barbarie…, lors de l’exposition inaugurale, les visiteurs ont été séduits par les produits du terroir. Châtenet et surfant sur un site Internet éducatif réalisé pour l’occasion.