Le «Retour aux sources» d’Azzedine Hachimi Idrissi

L’artiste peintre Azzeddine Hachimi Idrissi organise sa 1ère exposition au Complexe culturel Kamal Zebdi, à  Casablanca.

Ce «retour aux sources» marque un nouveau commencement dans la vie d’un collectionneur de nouveaux départs. Après plusieurs changements de métiers et un parcours atypique, Azzeddine Hachimi Idrissi signe une première exposition qui dévoile la passion cachée d’un dilettante de la culture.

Docteur en littérature française, enseignant, directeur du complexe culturel Moulay Rachid, à ses premières années d’existence, et activiste culturel, Azzeddine Hachimi Idrissi n’est pas un intrus dans le milieu culturel et artistique. Si son activité professionnelle l’a souvent confiné aux mille et un calembours et à la clarté des lettres, la peinture était cette passion jalousement gardée même aux plus intimes. Un terrain d’expérimentation où des questions intellectuelles se concrétisaient sur des toiles abstraites, poussant l’observateur à se poser plus d’une question sur l’état d’âme et la source d’inspiration du peintre. La géométrie est, à l’évidence, au centre du travail d’Azzeddine Hachimi Idrissi. Sa fascination particulière pour l’arabesque maroco-andalouse inscrit celle-ci à la base de réflexions à portée philosophique. L’on notera, avec étonnement, la dualité constante entre réalité, illustrée par cette arabesque marocaine, et imaginaire que l’on soupçonne illimité chez l’artiste, à en croire la symbolique du cosmos et l’itération de figures (mondes) parallèles. Sur d’autres tableaux, des arabesques marocaines cohabitent sereinement avec des mosaïques de verres multicolores évoquant le vitrail des églises.

Avis aux curieux : l’exposition «Retour aux sources» ornera les mur du Complexe Kamal Zebdi, à Ben M’sik jusqu’au 13 juillet.