Initiation au soufisme et à  l’amour

Voilà  un roman d’amour qui ne dégouline à  aucun moment de mièvrerie. C’est déjà  une excellente raison pour s’y plonger ! Si, en plus, on vous dit que le style est fluide, qu’il faut du courage pour décrocher de ce livre de tous les amours, divin, filial, charnel, spirituel…

Extrait :

«Bien souvent, les gens à l’esprit étroit disent que danser est sacrilège. Ils pensent que Dieu nous a donné la musique – pas seulement la musique que nous faisons avec notre voix et nos instruments, mais la musique qui sous-tend toute forme de vie – et qu’il nous a ensuite interdit de l’écouter. Ne voient-ils pas que toute la nature chante ? Tout dans cet univers bouge en rythme – les battements du cœur ou les ailes des oiseaux, le vent, les nuits d’orage, le forgeron à son enclume ou ce qu’entend dans le ventre de sa mère un bébé à naître -, tout participe, passionnément, spontanément, à une mélodie magnifique. La danse des derviches tourneurs est un maillon dans cette chaîne perpétuelle. Telle la goutte d’eau qui porte en elle tout l’océan, notre danse reflète et voile à la fois les secrets du cosmos».

En quelques mots :

A l’aube de la quarantaine, Ella a tout pour être heureuse : une vie conjugale satisfaisante, à défaut d’être passionnante, trois beaux enfants, une maison de rêve, un chien, la vie parfaite de la parfaite bourgeoise. Mais Ella est fatiguée de se regarder vivre, et commence à ressentir les effets de la monotonie et du manque d’amour dans son existence. C’est alors qu’une pierre va lentement, mais sûrement, faire écrouler cet édifice superficiel de sérénité, et Ella ne sera plus jamais la même.
Lectrice au sein d’une agence littéraire, sa vie bascule lorsque atterrit entre ses mains un manuscrit qui raconte les liens passionnels unissant le poète Rûmi et le plus célèbre des derviches, Shams de Tabriz. Dès lors, c’est la découverte aussi bien d’une philosophie et d’une leçon de spiritualité éblouissantes, que du sentiment amoureux dans sa forme la plus pure. Au fil des pages, Ella va s’engager sur un chemin qui transcende les règles et les conventions, et s’initier au soufisme et à la splendeur de l’amour. Soufi Mon Amour est un roman dans le roman, dont le propos universel et d’actualité révèle l’amour comme le plus puissant facteur de changement  dans le cœur des hommes.

L’auteur :

Écrivain primée et best-seller en Turquie, Elif Shafak est née à Strasbourg en 1971. Elle a passé son adolescence en Espagne avant de revenir en Turquie. Féministe engagée, cosmopolite, humaniste et profondément imprégnée par le soufisme et la culture ottomane, la portée de son œuvre a dépassé les frontières de la Turquie. Elle
a notamment publié La
Bâtarde d’Istanbul chez Phébus (2007).

Ce qu’en pense La Vie éco :

Voilà un roman d’amour qui ne dégouline à aucun moment de mièvrerie. C’est déjà une excellente raison pour s’y plonger ! Si, en plus, on vous dit que le style est fluide, qu’il faut du courage pour décrocher de ce livre de tous les amours, divin, filial, charnel, spirituel… Si on vous dit enfin que vous découvrirez la voie soufie, ses richesses, ses consolations, ses renoncements… Le dédaignerez-vous ?

«Soufi mon amour», Elif Shafak, Edition 10/18, août 2011, 473 pages, 115 DH.