Il était une fois des marginaux

Extrait :

«Parfois tu marches dans la forêt et une branche morte surgit et te fouette plusieurs fois le dos et les épaules, avant de disparaître dans les broussailles. Il n’y a rien d’autre à faire que de poursuivre ton chemin, tu dois être prête à tout, et c’est mon cas, tandis que je suis Père qui marche devant moi. Nous sortons du bois, contournons une flaque et gagnons le grillage de la casse. Il fait nuit»

En quelques mots :

S’inspirant d’un fait divers, l’auteur nous fait entendre la voix d’une adolescente de treize ans, Caroline, qui vit, avec son père dans une réserve naturelle de l’Oregon, loin des villes et, surtout, des autres hommes. Leurs contacts avec la «civilisation» se limitent à une sortie hebdomadaire en ville, au supermarché et à la bibliothèque municipale. Pourquoi se cachent-ils ?
Qui sont ces gens, croisés par hasard, qui appellent son père par un autre prénom ? Pourquoi feint-il parfois de ne pas les reconnaître ? Caroline ne le sait pas. Mais elle sait qu’il lui faut consacrer toute son attention pour rester «invisible» des autres, qui ne comprendraient pas ce mode de vie.
Un jour, pourtant, elle baisse sa garde, leur abri de fortune est découvert par les autorités locales et les ennuis commencent… Un roman «hors norme» profondément émouvant, sur l’amour fou entre un père et sa fille, et sur ceux qui choisissent de vivre en marge de nos sociétés.

L’auteur :

Peter Rock vit à Portland (Oregon) avec sa femme et ses deux filles. Il enseigne la littérature et l’écriture au Reed Collège. Salué par la critique américaine, L’abandon (titre original My Abandonment) est son cinquième roman.

Ce qu’en pense «La Vie éco» :

Un envoûtement, ce roman. L’écriture ressemble à un sortilège, elle tisse un univers étrange. Dès les premières lignes, on est happé, comme hypnotisé par cette histoire qui, sans cesse, bascule du songe cauchemardesque à la réalité.
«L’abandon», de Peter Rock, traduit de l’anglais par philippe Aronson et Jean-Charles Ladurelle et Jul, Editions Rue Fromentin, janvier 2012. 239 pages. 210 dirhams.

Proposé par la librairie www.livremoi.ma