Hanane Fadili, le retour

Ramadan a connu un retour en force de Hanane Fadili. En 7 dates, l’humoriste a confirmé le succès de son dernier spectacle.

Il est 22h et des sièges de la salle 8 du Megarama, il ne reste que ceux désertés par quelques retardataires que la table du ftour aura tyranniquement retenus. Pour le reste, des familles entières se sont partagé l’espace, se livrant à d’interminables salamalecs en attendant l’arrivée tant désirée de l’humoriste. N’est-ce pas qu’elle fait partie de la famille aussi ? D’ailleurs, dès son entrée sur scène, on l’accueillera avec des applaudissements et une nette intention de rire de tout ce qu’elle dira. Quand on aime, on ne compte pas. Une générosité que Hanane Fadili rendra bien tout au long de son spectacle.

Un humour facile mais efficace

Dans Hanane Show, on connaît à peu près tous les personnages interprétés. Le mannequin gauche, la curieuse pathologique qui connaît tous les détails insignifiants de la vie de parfaits inconnus, la chikha bien en chair et en or, la bonne femme «virile» à la recherche active d’un partenaire… Mais l’on ne peut se prémunir pour autant d’un éclat de rire sincère. Ces personnages, on les retrouve avec un brin de nostalgie comme on revoit de vieilles connaissances qui n’ont évolué que dans le sens du burlesque et de la démesure.

Mis à part quelques blagues faciles, plutôt prévisibles, le texte de Hanane Fadili continue à séduire de la même manière que sur le petit écran. Sa présence sur scène, par contre, pèse lourd dans le spectacle. En échangeant avec le public, en kidnappant un jeune spectateur sur une Ammaria pour les besoins du sketch ou en se laissant aller à des commentaires qui ne passeraient pas à la télé, Hanane Fadili offre ce petit bonus qui justifie le déplacement de centaines de spectateurs.

On n’oubliera pas de saluer quelques piques, bien saisies et carrément applaudies du public, à l’encontre de la qualité de l’habitat économique, du respect des droits de l’homme et de la place de la femme en milieu professionnel : «Rester à la maison ? Tu crois que je suis un lustre !», en référence à qui vous savez.