Festival «Migrant’s scène», ou l’art citoyen

Au menu, le court métrage de Othman Naciri, Sin palabras.

L’histoire du théâtre et du cinéma est faite de luttes politiques et sociales ainsi que d’actions citoyennes pour la liberté. C’est dans cette lignée d’engagement que se greffe le Festival Migrants’ scène.

La compagnie Dabatheatr et le Groupe antiraciste d’accompagnement et de défense des étrangers et migrants (GADEM) nous ont donné rendez-vous avec cet événement assez inhabituel à Rabat. Un festival qui a pour objectif de «permettre la rencontre entre populations marocaines et étrangères, d’échanger et de sensibiliser sur les notions de migration, d’interculturalité et sur la situation spécifique du Maroc», expliquent les organisateurs. Deux soirées pour parler de tout ce qui nous rassemble et tout ce qui nous sépare. Au menu, le court métrage de Othman Naciri, Sin palabras. Une histoire qui se passe dans le Rif. Sur cette terre située entre mer et montagne, entre Afrique et Europe, se rencontrent une femme de pêcheur marocaine, un Sénégalais, et un groupe d’Espagnols… La deuxième soirée du festival s’ouvre sur la danse avec un spectacle proposé par la compagnie Dabatheatr. «Pixote» est le nom de cette pièce dont la mise en scène et la chorégraphie sont signées Salima Moumni.