Faites de la procrastination un art assumé !

Offrez-vous ce petit objet salvateur pour vous déculpabiliser… Car non ! Même à  l’ère de l’hyperproductivité et des deadlines impossibles, ce n’est pas un crime de procrastiner…

Extrait :

«Le témoignage le plus émouvant que j’ai reçu est celui d’une femme qui avait passé sa vie entière à procrastiner. Elle en souffrait d’autant plus que son frère ne cessait de lui reprocher sa faiblesse de caractère. La lecture de mon essai lui a permis de relever la tête et de prendre conscience de sa valeur : malgré sa tendance à la procrastination, elle a accompli quantité de choses. Et pour la première fois, à l’âge de soixante-douze ans, elle a enfin eu le courage d’envoyer balader son frère !»

En quelques mots :

Paresseux, mal organisé, flemmard, tire-au-flanc, autant de mots pour désigner ce qui n’est finalement qu’un procrastinateur. Qui n’a jamais remis au lendemain ce qui devait être fait aujourd’hui ? Qui n’a jamais espéré un cas de force majeure pour annuler un travail qu’il était possible de faire, sauf que l’envie n’y était vraiment, vraiment pas ? Qui ne s’est jamais, par cette période de connexion intensive avec sites innovants et réseaux sociaux, retrouvé scotché devant son ordinateur en voyant défiler les heures avec angoisse, sans pour autant se décider à plonger dans tel ou tel projet ? Et bien, ce livre est fait pour vous ! John Perry, professeur reconnu de philosophie à Stanford, reconnaît en lui-même un procrastinateur invétéré, mais «structuré», et nous révèle dans un éclair de génie, qu’un bon procrastinateur peut être parfaitement productif, puisqu’en évitant de réaliser une tâche, il se concentre sur plusieurs autres. Dans une écriture agréable et enjouée, avec une multitude d’anecdotes et d’exemples aussi intelligents que drôles, et une foule de conseils avisés (comme celui de s’associer avec un non-procrastinateur), John Perry fait de la procrastination un art assumé.

L’auteur :

John Perry est professeur de philosophie à l’université de Stanford, San Francisco (USA). Pour son ouvrage La Procrastination, il reçoit en 2011 un Ig Nobel, sorte de Nobel humoristique qui récompense les découvertes insolites qui «font rire, puis réfléchir».

Ce qu’en pense «La Vie éco» :

Offrez-vous ce petit objet salvateur pour vous déculpabiliser… Car non ! Même à l’ère de l’hyperproductivité et des deadlines impossibles, ce n’est pas un crime de procrastiner… C’est même, souvent, une activité salutaire, qui fait un bien souverain ! Pour se délasser, oublier quelque temps les monticules de travail qui s’accumulent sans cesse et attendent depuis des lustres qu’on s’y attelle, voilà un ouvrage fort sympathique !

«La procrastination», John Perry, Edition Autrement, septembre 2012, 136 pages, 180 DH.
Proposé par la librairie www.livremoi.ma.