Enquête policière dans les rues de Casablanca

L’inspecteur Dalil est convoqué par ses supérieurs en vue de mener une énième mission qui ne l’enthousiasme, de prime abord, que bien peu. Mais l’heure est grave, et l’inspecteur va vite se prendre de passion pour une enquête difficile qui met les équipes policières en déroute.

Extrait :

Le tueur au Beretta n’en était pas à sa première insolence, il avait déjà trois âmes d’avance sur la police : Tarik Zaim, célèbre homme d’affaires et politicien à ses heures perdues ; Bilal Tamer, journaliste engagé et vivant confortablement, à force de défendre la liberté d’expression, on l’avait fait taire à jamais ; Khayra Jadidi, présidente d’association et fervente défenseuse des droits de l’homme, on avait retiré à cette femme son droit à la vie. Trois morts et une seule méthode, une balle de 9 mm Beretta 92 en pleine tête. Trois morts et deux points communs, la célébrité et une fibre anti-régime.

En quelques mots :

Alors qu’il s’apprête à fêter son 50e anniversaire en douce compagnie, l’inspecteur Dalil est convoqué par ses supérieurs en vue de mener une énième mission qui ne l’enthousiasme, de prime abord, que bien peu. Mais l’heure est grave, et l’inspecteur va vite se prendre de passion pour une enquête difficile qui met les équipes policières en déroute : Un serial killer aux motivations étranges s’en prend à la haute bourgeoisie, et met le gouvernement en danger en choisissant ses victimes parmi les opposants au régime. Très vite, la presse s’empare de l’affaire et les rues sont inondées de manifestants certains de la culpabilité de membres de l’Etat.
Meurtres, mensonges, trahisons, révélations, le lecteur est balloté dans les bas-fonds de Casablanca et explore avec jubilation les tortueux chemins d’une enquête à la marocaine. Entre la rudesse des méthodes policières, la tension sous-jacente de l’inspecteur Dalil, l’intransigeance des regards portés sur les dérives ou autres bizarreries de la «bonne société» marocaine, et la détermination sans relâche de l’inspecteur à débusquer le tueur et mettre fin à ses atrocités, le premier polar 100% marocain obéit aux règles du genre et ouvre la voie à une nouvelle génération d’écrivains talentueux et débordants d’imagination.

L’auteur :

Soufiane Chakkouche est né en 1977 à Casablanca. Diplômé de l’Ecole supérieure de journalisme de Paris, il est journaliste indépendant. En 2010, il est lauréat du Concours National de la Nouvelle Noire avec son récit Le 3e œil, publié chez Marsam dans la collection Côté Maroc. L’inspecteur Dalil à Casablanca, publié chez Casa Express Editions, est son premier roman.

L’éditeur :

Casa express éditions, la nouvelle maison d’édition entre Casablanca et Paris. Sa mission : distribuer simultanément des ouvrages en France et au Maroc avec pour but de faire connaître des auteurs, journalistes, romanciers, essayistes, historiens, militants… tous en rapport avec le Maroc contemporain.

«L’Inspecteur Dalil à Casablanca», Soufiane Chakkouche, Casa  express éditions, avril 2013,  145 pages, 80 DH.