Des films à  voir et à  écouter

Projections.

Pour la troisième année consécutive, la Fondation du Festival international du film de Marrakech a pris en charge une centaine de malvoyants pour assister aux projections des films adaptés à l’auto-description. Sept films ont bénéficié de cette technique et ont été projetés à l’occasion du festival, notamment La Symphonie marocaine du réalisateur Kamal Kamal. Les cinéphiles ont pu reconnaître les voix des comédiens marocains Amal Saqr et Hicham El Ouali qui ont prêté leur voix à la narration de ce long-métrage. Les synopsis des films audio-décrits projetés lors de cette édition ont été imprimés en braille et en trois langues (arabe, français et anglais) par l’Organisation alaouite des aveugles. D’autres films ont aussi bénéficié de cette opération, il s’agit de Tchao Pantin du réalisateur Claude Berri (1983), Tous les Matins du monde de Alain Corneau (1991), La Leçon de piano de Jane Campion (1993), Le fils préféré de Nicole Garcia (1994), La Haine de Mathieu Kassovitz (1995) et Chacun cherche son chat de Cédric Klapisch (1996). En partenariat avec la Fondation Hassan II d’ophtalmologie et le ministère de la santé, la Fondation du festival a également organisé la IIe campagne gratuite de chirurgie de la cataracte, au profit de 250 habitants de la région de Marrakech-Tensift-Al Haouz. Malheureusement, les malvoyants devraient attendre encore une année avant de pouvoir, à nouveau, voir un film.